[Test] iPhone X : l’iPhone de tous les superlatifs

Il est enfin là, dans nos mains (et avec un petit peu de retard parce qu’on a eu bien du mal à s’en procurer un), après bien des fantasmes et des rumeurs souvent contradictoires. L’ iPhone X, «l’iPhone des 10 ans de l’iPhone » rebat les cartes sans jouer la révolution totale : écran bordless OLED, technologie TrueDepth et Face ID, processeur A11 Bionic surpuissant, finition grand luxe (mais très fragile), partie photo largement améliorée; le saut « quantique » est important dans la galaxie iPhone, moins sans doute si on le compare aux derniers haut de gamme Android, ou tout du moins à certains d’entre eux; l’écran OLED ? Du déjà vu sur la gamme des Samsung Galaxy; Le capteur Face ID ? Après tout, la reconnaissance faciale ne date pas d’aujourd’hui et s’est installée là encore dans nombre de smartphones au petit robot vert. Mais ce n’est pas « de faire » qui compte, ce qu’Apple ne cesse d’ailleurs de répéter depuis quasiment sa fondation; ce qui compte, c’est la manière de faire. Et de poser la question : en quoi l’iPhone X fait-il différemment des autres, et cette différence a t-elle de quoi susciter une large adhésion des utilisateurs ? Notre réponse en un test :

Beau et Luxueux (malgré l’encoche)

L’iPhone X est, comme toujours chez Apple, remarquablement fini; la version blanche dont nous disposons affiche un dos en verre qui donne une réelle impression de surface nacrée, vraiment luxueuse; les tranches en acier inoxydable, tout en rondeurs, offrent un contraste parfaitement complémentaire dans ce design en sandwich qui emprunte autant à l’iPhone 4 qu’à l’iPhone 6 (et suivants…). Même la zone relative au double capteur photo est comme enchâssée dans un renfort sans aucune faille de finition. Etrangement, l’iPhone X apparaît plus épais que ses prédécesseurs (il l’est, mais de l’ordre du millimètre) et affirme un design « visible », un peu ostentatoire même, au moment où nombre de concurrents font la course au smartphone-écran, dont le design ne compte pour ainsi dire plus vraiment. Apple étant avant tout une entreprise de design qui fait de la technologie haut de gamme, ce choix ne surprendra que les nouveaux venus dans l’univers Apple.

Une fiche de specs sans concessions

Ce n’est pas la fiche technique de l’iPhone X qui donnera des vibrations au technophile; certes, l’écran OLED 5,8 pouces Super Retina HD de définition 2 436 x 1 125 pixels est bien là, tout comme le processeur A11 Bionic intégrant le coprocesseur de mouvement M11, quatre coeurs pour les traitements neuronaux et surtout le premier GPU Apple; cette puce surpuissante est épaulée par 3 Go de RAM. Certes encore, le double capteur photo 12MPx (ouverture grand angle f/1,8 et téléobjectif f/2,4) ainsi que le capteur frontal 7 Mpx accompagné de la technologie Truedepth promettent des clichés de qualité tandis que les 256 Go de capacité de stockage (sur notre appareil de test) permettent de voir venir et surtout d’enregistrer de la vidéo 4K ou des photos haute définition tout en laissant encore de la place pour quelques gros jeux; et n’oublions pas le système de recharge par induction (format QI), le Bluetooth 5.0 ou bien encore la certification IP67 (résistance aux éclaboussures et à la poussière)… Mais une fiche technique ne rend pas les coups, même si ici, et pour une fois, on a la durable impression que cette liste de specs n’a pas grand chose à envier aux spécifications à rallonge des hauts de gamme Android…

Un écran OLED mirifique

L’écran OLED de l’iPhone X est incontestablement le gros point fort « technologique » de l’iPhone X, avec le capteur Truedepth bien entendu. Cette dalle de 5,8 pouces est fabriquée par Samsung mais c’est bien Apple qui en a conçu le contrôleur graphique; l’étalonnage de la dalle, essentiel au rendu des couleurs et au contraste, est là encore l’oeuvre d’Apple. Mais c’est bien sûr l’aspect « bord à bord » qui impressionne au premier chef, malgré la présence de la fameuse encoche. Grâce à cette dalle étendue, l’iPhone X affiche le même encombrement que l’iPhone 7 ou l’iPhone 8…pour une dalle avec un pouce de diagonale supplémentaire; bluffant.

Quant aux performances, que dire qui n’a pas déjà été dit ? La colorimétrie est d’une fidélité absolue, le contraste explosif (et avec les contenus HDR ce n’est vraiment que du bonheur), le piqué redoutable (558ppp) et la réactivité sans faille (ce qui est logique étant donné que la surface tactile de la dalle fonctionne à la fréquence de 150 Hz). En usage extérieur, cette dalle OLED montre tout son intérêt : grâce à une luminosité inégalée pour un écran OLED (mesurée à plus de 700 cd/m2 !) il devient enfin possible de se servir de son iPhone à l’extérieur, et même lors d’une journée particulièrement ensoleillée ! Idéal lors des prises de vue, idéal aussi lorsqu’on souhaitera faire quelques circuits de Grid Autosport en bord de plage . La fonction TrueTone adapte la teinte de l’écran à l’éclairage environnant (un peu comme une fonction NightShift qui s’activerait automatiquement) et le 3D Touch est toujours présent.

Bref, cette dalle OLED est vraiment celle de tous les qualificatifs, et s’avère à l’usage encore supérieure à celle des Galaxy S8/Note 8, dont la dalle courbe, certes élégante, retire de l’espace réellement « visible « (et la perte de zone affichable est plus importante encore que celle induite par l’encoche). Et puisque l’on parle de la fameuse encoche, quelle est son incidence sur les contenus audiovisuels ? Par défaut, Apple propose l’affichage des films iTunes en 16:9, avec une bande noire en haut et en bas et la partie gauche/droite de l’affichage accolée à l’encoche, de façon à ce que cette dernière ne « morde » pas sur le film; il reste toujours possible d’effectuer un zoom de façon à ce que le film occupe alors toute la dalle, ce qui s’avère franchement épatant, et ce même si l’encoche déborde alors sur la partie gauche/droite du film. A l’usage, cette encoche s’avère finalement moins gênante que les bordures haut-bas courbes des derniers Galaxy S8/Note 8 (lors de l’affichage en plein écran).

En haut avec le format original (et les bandes noires); en bas avec le mode plein écran…et la fameuse encoche 

On retrouve les mêmes réglages par défaut dans la plupart des applications de visualisation de vidéos/films : Youtube, Vimeo, OCS, Netflix, etc…Dans les jeux plein écran, l’encoche ne gêne pas vraiment étant donné que les développeurs ont alors fait en sorte que les éléments visibles de façon permanente à l’écran (score, points de vie, etc…) n’interfèrent pas avec la zone de l’encoche; là encore, le « plein écran » est un vrai bonheur à l’usage et l’on regrette que tant de jeux ne soient pas encore réellement adaptés au format d’affichage spécifique de l’iPhone X. Enfin, concernant les contenus vidéos, il faut rappeler ici qu’Apple propose l’affichage de nombreux films en HDR directement sur l’écran de l’iPhone X (qui est compatible avec la norme), via la toute nouvelle application Apple TV.

… et un rendu sonore qui fait du bien aux oreilles

En complément de ce long pavé sur la dalle OLED de l’iPhone X, un petit mot sur la partie sonore de l’appareil, qui est on s’en doute, de très bon niveau. Le traitement sonore stéréo est solide, sans exagération sur les aigus ou les basses et sans effet de distorsion en volume maximal. Le son est clair, précis, et vaut bien celui de nombre d’enceinte Bluetooth moyen/bas de gamme (dont on pourra donc se passer ici étant donné la puissance des hauts-parleurs de l’iPhone X). Le contraste est frappant en usage routier comparativement à l’iPhone 6 (mon précédent iPhone), où la voix de Siri (sur Plans) se détache nettement dans l’habitacle du véhicule, et n’est cette fois pas couverte par le bruit du moteur. Le son au casque (via un casque Bluetooth bien sûr ou avec l’adaptateur Lightning) ne présente pas d’améliorations notables, ce qui n’est pas vraiment un problème : avec de bons casque ce sera bon, avec de mauvais casques, vous connaissez la suite…

 

 

Face ID : pas parfait, mais déjà très convaincant

Face ID est LA grande nouveauté fonctionnelle et technologique de l’iPhone X; sans capteur d’empreinte Touch ID, le système de reconnaissance faciale en 3D doit apporter la preuve que les choix radicaux d’Apple ont du sens. Verdict ? Disons le sans ambages : Face ID est très convaincant…mais pas parfait. Bon point, l’enregistrement de son visage, qui est encore plus simple que la même phase de paramétrage côté Touch ID. Moins bon : on ne peut enregistrer qu’un seul visage. Le taux de reconnaissance/erreur est extrêmement satisfaisant; certes, au réveil, lorsque vous levez péniblement un oeil tandis que l’autre dit encore bonjour à la nuit, Face ID peut ne pas vous reconnaître du premier coup et il faudra même parfois en passer par ce satané code à 6 chiffres.

Mais ces cas sont rares, et globalement j’ai plutôt été surpris par la capacité de Face ID à fonctionner sans aucun soucis dans les conditions les plus variées : la nuit, en plein jour, le visage fatigué du matin ou après un bon rasage, etc…Les contraintes d’utilisation sont réelles (il faut bien regarder l’écran) mais s’avèrent au final moins importantes que pour Touch ID, ce dernier ne fonctionnant plus dès lors que l’utilisateur a des gants ou les doigts humides par exemple. Face ID sert à déverrouiller l’iPhone X, mais aussi pour les paiements Apple Pay ou bien encore lors de l’enregistrement automatique à son compte FaceBook (la zone de mot de passe se remplit automatiquement lors de la reconnaissance faciale). Dommage tout de même que nombre d’applications n’en tiennent pas encore compte (comme PayPal…); Rome ne s’est pas faite en un jour…

Derrière Face ID, il y a d’abord et avant tout un nouveau « capteur » composé en fait plusieurs composants : Truedepth; un capteur logé dans la fameuse encoche, et dont le principal composant est un projecteur de points infra-rouge baptisé Roméo. C’est ce projecteur qui affiche sur le visage, en un éclair, une grille de 30 000 points qui va permettre de constituer un maillage 3D du visage extrêmement détaillé, plus détaillé encore que la « carte » d’empreinte du Touch ID. Ce maillage 3D est enregistré dans une enclave sécurisée et inaccessible, une technique de préservation des données utilisée aussi pour Touch ID.

Mais Face ID, pour le grand public, ce sont désormais aussi les désarmants animojis d’Apple, ces têtes d’animaux « façon Pixar », qui s’animent de manière synchrone avec son propre visage. La reconnaissance des mouvements faciaux est bluffante et bien sûr amusante… même si l’on doute un peu de l’intérêt de tout ceci à moyen terme; mais l’intérêt est ici ailleurs : cette technologie de reconnaissance faciale servira forcément dans d’autres types d’applications, sans doute dans les jeux ou lors de chat vidéo, ce qui permettra à Apple de concurrencer Snapchat. Le potentiel est en tout cas bien réel…Jonathan Ive l’a d’ailleurs promis : l’iPhone X héritera de nouvelles fonctions dans le temps; c’est une plate-forme ouverte…

A11 Bionic : la nouvelle ère du processeur mobile

Face ID, la réalité augmentée, tout ceci nécessite de la puissance, et l’iPhone X n’en manque pas. le processeur Bionic A11 est un Hexa-core 2.39 GHz (2x Monsoon + 4x Mistral) dont 4 coeurs entièrement consacrés aux traitement de type neuronaux (et sont à la manoeuvre lors de l’activation Face ID), deux coeurs capables d’effectuer près de 500 milliards d’opérations par seconde ! En traitement mono-coeur, les performances progressent de 30% d’une génération à l’autre, du A10 Fusion au A11 Bionic; mais se limiter au mono-coeur n’a ici que peu de sens dans la mesure où le A11 est taillé avant tout pour les traitements multi-coeurs, c’est à dire la réalité augmentée, la reconnaissance faciale 3D, le calcul intensif ou bien encore les jeux 3D de qualité console; contrairement aux précédentes générations de Ax, Apple a vraiment « architecturé » son nouveau processeur avec le multi-coeur en tête, offrant même la possibilité aux développeurs de libérer la toute puissance combinée des 6 coeurs, pour des performances de calculs qui surclassent alors totalement le A10 (70 à 80% de puissance supplémentaire en multi-coeurs).

Le concurrent Snapdragon 835 prend cher lui aussi; au Benchmark AnTuTu (version 6.0), le A11 tutoie les 215 000 points tandis que le meilleur smartphone sous Android (Le One Plus 5) ne peut faire mieux que 180 000 points. Le Galaxy Note 8 (160 000 points) est quant à lui totalement hors course, sous Exynos ou Snapdragon…Cette puissance du A11 Bionic se constate surtout dans les grosses applications: Grid Autosport, The Machines (jeu en AR avec rendu Unreal Engine) tournent comme des horloges. Safari s’avère aussi très rapide, et globalement, l’interface est d’une fluidité de tous les instants…

Le nouveau roi de la Photo

Ces dernières années, Apple a eu du mal à tenir son rang dans le classement des meilleurs photophones. Pendant que la concurrence Android proposait des capteurs toujours plus gros avec des ouvertures toujours plus importantes, Apple se contentait bien souvent de peaufiner son ISP (Image Signal Processor) et le rendu global des clichés, sans tenir compte du fait qu’on ne peut pas aller au delà des limites physiques des optiques : les iPhone étaient devenus tristement « moyens » en conditions de faible lumière, sans compter des clichés manquant singulièrement de piqué.

Dans ces conditions de « ciel », la plupart des smartphones concurrents ne parviennent pas à bien déboucher les détails dans les nuages; mais pas l’iPhone X

Mais l’iPhone X, heureusement, ne suis pas cette tendance du « plus avec moins » (qui devenait in fine du « moins avec moins »); le double capteur du X – un 12 MPx à ouverture f/1,8 + 12 MPx à ouverture f/2,4 – délivre cette fois des clichés très détaillés, et surtout d’une dynamique et d’une intensité colorimétrique assez bluffante pour ce qui reste malgré tout un simple photophone. Surtout, les clichés réalisés en condition de faible luminosité s’avèrent beaucoup mieux rendus, plus précis, avec moins de bruits (même si Apple privilégie toujours un peu de bruit « restant » afin d’ éviter de trop « lisser » l’image).Le stabilisateur OIS sur les DEUX objectifs n’est pas pour rien dans cette augmentation importante des performances dans ces conditions de prise de vue plus « difficiles ».

Quant au zoom optique X2 (au delà il s’agit d’un zoom numérique), il est tout simplement le meilleur que nous ayons testé sur smartphone.
La fidélité des couleurs est franchement renversante (vraiment aucune différence entre ce que voit l’oeil et ce que l’on voit sur le cliché) et la réactivité de l’auto-focus à détection de phase égale presque celle du Huawei Mate 10 Pro (c’est dire…).

Le capteur frontal de 7 MPx bénéficie quant à lui du capteur Truedepth, qui peut « scanner » le visage pour permettre par la suite d’effectuer un traitement volumétrique de la lumière dans le mode Portrait (le même mode Portrait est disponible avec les capteurs au dos, mais les clichés obtenus sont forcément moins bons); ce traitement de la lumière en « post-prod » donne des résultats contrastés, parfois excellents, parfois catastrophiques (très mauvais détourage sur les lunettes par exemple), et il ne faudra pas hésiter à multiplier les clichés pour en obtenir enfin un qui corresponde au résultat attendu. N’oublions pas enfin que l’on peut bien sûr récupérer les clichés au format brut (RAW), et effectuer par la suite tous les traitements d’image nécessaire. Bref, la photo sur l’iPhone X, c’est du lourd, du très lourd, ce qu’a par ailleurs confirmé le spécialiste de la photo DxOMark qui lui a attribué la note de 101/100.

Les deux photos ci-dessus ont été prises dans des conditions de luminosité très faibles

Du côté de l’enregistrement vidéo, le résultat est certes très bon, mais pour tout dire moins étonnant (et surtout moins en rupture avec les précédents modèles d’iPhone). Comme toujours le rendu colorimétrique est excellent, les vidéos en conditions de faibles luminosité s’améliorent, et la fluidité est bonne sans être non plus ébouriffante dès lors qu’on effectue un travelling par exemple. Rappelons que l’on peut choisir entre plusieurs définition d’enregistrement (2160 en 24/30/60fps, ou FULL HD 1080p en 30/60/120/240fps); la qualité du son enregistré est tout à fait correcte, mais si l’on souhaite se lancer dans la création audiovisuelle (ce qui vraiment possible désormais avec un iPhone), il vaudra clairement mieux privilégier un bon micro externe.

 

 

Un iOS 11 classé X

L’iPhone X bénéficie de sa propre version d’iOS 11; la disparition du bouton Touch ID et le grand écran bordless impliquaient forcément une évolution de l’interface; Apple s’est donc attelé à la tâche, et le résultat est globalement un coup de maitre … hormis l’accès compliqué au panneau de contrôle ou le paiement par double clic sur le bouton d’activation, les changements apportés sont une réussite. Le geste pour l’accès aux applications est simplissime (un glissé à partir du bas de l’écran), tout comme l’affichage multi-applications (le même glissé suivi d’un très court arrêt au milieu de l’écran); au bout de quelques heures d’utilisation à peine, les nouvelles « gestures » tombent sous le sens, presque comme une évidence, au point que l’on se verrait mal revenir en arrière, aux temps anciens du bouton Home.

Reste donc l’accès au panneau de contrôle, quasi impossible à une main (un glissé en partant du coin supérieur droit de l’écran) et le fait que le paiement (double clic sur le bouton d’activation sur la tranche droite) se conclut parfois par une mise en veille (si le double clic n’est pas assez rapide); ces petits « fails » ne doivent pas faire oublier qu’ici, Apple a fait mieux en un coup que toute la concurrence sur Android (et principalement ici Samsung), alors que cette dernière propose pourtant des écrans quasi bordless depuis déjà deux générations de smartphones.

Vraiment plus autonome

Cette fois, c’est bien réel : l’iPhone X est plus autonome que les précédentes générations d’iPhone, et cela se sent réellement en utilisation « courante ». En usage constant, l’iPhone X tient facilement la journée, avec souvent un peu de jus en rab. Les plus « modérés » tiendront facilement 1 journée 1/2 avec, soit autant qu’avec un iPhone 8 Plus par exemple. Quant aux gros joueurs, pas de miracles bien sûr, mais l’iPhone fonctionnera tout de même quelques bonnes heures (5 à 7 heures) pour faire tourner un Grid Autosport, ce qui s’avère même un peu mieux que ce que l’on obtiendrait avec une console dédiée… La recharge sans fil fonctionne avec « tous » les chargeurs compatibles avec la norme QI. Comptez 2h1/2 pour recharger l’iPhone X via ce type de borne à induction, ou sinon 2 heures (soit comme d’habitude) avec le chargeur fourni avec l’appareil. A noter la petite radinerie d’Apple, qui autorise enfin la recharge rapide sur l’iPhone X…mais ne fournit pas de chargeur permettant ce type de recharge ! Franchement…

Nous vous livrons ici une petite astuce très simple pour gagner facilement quelques heures d’autonomie supplémentaires : il suffit de choisir un fond d’écran très sombre, avec de larges parties « noires ». L’écran OLED « éteignant » les pixels noirs, ce type de fond d’écran permet de gagner jusqu’à 2  heures d’autonomie supplémentaires !

Conclusion

L’iPhone X est bien l’iPhone de tous les superlatifs. Sans concessions, d’une beauté de glace, équipé d’un écran OLED monstrueux et d’un capteur Truedepth dont on a seulement effleuré les possibilités, l’iPhone X détonne bruyamment dans la gamme iPhone, et finalement il faut vraiment être très tatillon pour lui trouver de réels défauts (même si on en trouve bel et bien). Certes, rien n’est parfait : le dos tout en verre nous semble fragile (et les tests de solidité confirment cette absence de résistance), quelques point d’ergonomie posent question, et l’encoche n’est pas la réussite esthétique de l’année; mais quand on fait le décompte final, les raisons de se réjouir sont beaucoup plus nombreuses encore, entre cet écran OLED de grande classe, une fonction Face ID déjà très performante, la réserve de puissance énorme sous le capot, et une partie photo enfin de tout premier plan. Reste un tarif très élevé, à 1350 euros pour notre modèle de test, qui n’en fait pas non plus le meilleur rapport qualité/prix du moment (et c’est peu de le dire). Malgré tout, disons le tout net : l’iPhone X est bien un smartphone d’exception, et de loin le meilleur iPhone jamais conçu par Apple.

Note iPhoneAddict : 9,5/10

 

Il est enfin là, dans nos mains (et avec un petit peu de retard parce qu’on a eu bien du mal à s’en procurer un), après bien des fantasmes et des rumeurs souvent contradictoires. L’ iPhone X, «l’iPhone des 10 ans de l’iPhone » rebat les cartes sans jouer la révolution totale : écran bordless OLED, technologie TrueDepth et Face ID, processeur A11 Bionic surpuissant, finition grand luxe (mais très fragile), partie photo largement améliorée; le saut « quantique » est important dans la galaxie iPhone, moins sans doute si on le compare aux derniers haut de gamme Android, ou tout du moins à certains d’entre eux; l’écran OLED ? Du déjà vu sur la gamme des Samsung Galaxy; Le capteur Face ID ? Après tout, la reconnaissance faciale ne date pas d’aujourd’hui et s’est installée là encore dans nombre de smartphones au petit robot vert. Mais ce n’est pas « de faire » qui compte, ce qu’Apple ne cesse d’ailleurs de répéter depuis quasiment sa fondation; ce qui compte, c’est la manière de faire. Et de poser la question : en quoi l’iPhone X fait-il différemment des autres, et cette différence a t-elle de quoi susciter une large adhésion des utilisateurs ? Notre réponse en un test :

Beau et Luxueux (malgré l’encoche)

L’iPhone X est, comme toujours chez Apple, remarquablement fini; la version blanche dont nous disposons affiche un dos en verre qui donne une réelle impression de surface nacrée, vraiment luxueuse; les tranches en acier inoxydable, tout en rondeurs, offrent un contraste parfaitement complémentaire dans ce design en sandwich qui emprunte autant à l’iPhone 4 qu’à l’iPhone 6 (et suivants…). Même la zone relative au double capteur photo est comme enchâssée dans un renfort sans aucune faille de finition. Etrangement, l’iPhone X apparaît plus épais que ses prédécesseurs (il l’est, mais de l’ordre du millimètre) et affirme un design « visible », un peu ostentatoire même, au moment où nombre de concurrents font la course au smartphone-écran, dont le design ne compte pour ainsi dire plus vraiment. Apple étant avant tout une entreprise de design qui fait de la technologie haut de gamme, ce choix ne surprendra que les nouveaux venus dans l’univers Apple.

Une fiche de specs sans concessions

Ce n’est pas la fiche technique de l’iPhone X qui donnera des vibrations au technophile; certes, l’écran OLED 5,8 pouces Super Retina HD de définition 2 436 x 1 125 pixels est bien là, tout comme le processeur A11 Bionic intégrant le coprocesseur de mouvement M11, quatre coeurs pour les traitements neuronaux et surtout le premier GPU Apple; cette puce surpuissante est épaulée par 3 Go de RAM. Certes encore, le double capteur photo 12MPx (ouverture grand angle f/1,8 et téléobjectif f/2,4) ainsi que le capteur frontal 7 Mpx accompagné de la technologie Truedepth promettent des clichés de qualité tandis que les 256 Go de capacité de stockage (sur notre appareil de test) permettent de voir venir et surtout d’enregistrer de la vidéo 4K ou des photos haute définition tout en laissant encore de la place pour quelques gros jeux; et n’oublions pas le système de recharge par induction (format QI), le Bluetooth 5.0 ou bien encore la certification IP67 (résistance aux éclaboussures et à la poussière)… Mais une fiche technique ne rend pas les coups, même si ici, et pour une fois, on a la durable impression que cette liste de specs n’a pas grand chose à envier aux spécifications à rallonge des hauts de gamme Android…

Un écran OLED mirifique

L’écran OLED de l’iPhone X est incontestablement le gros point fort « technologique » de l’iPhone X, avec le capteur Truedepth bien entendu. Cette dalle de 5,8 pouces est fabriquée par Samsung mais c’est bien Apple qui en a conçu le contrôleur graphique; l’étalonnage de la dalle, essentiel au rendu des couleurs et au contraste, est là encore l’oeuvre d’Apple. Mais c’est bien sûr l’aspect « bord à bord » qui impressionne au premier chef, malgré la présence de la fameuse encoche. Grâce à cette dalle étendue, l’iPhone X affiche le même encombrement que l’iPhone 7 ou l’iPhone 8…pour une dalle avec un pouce de diagonale supplémentaire; bluffant.

Quant aux performances, que dire qui n’a pas déjà été dit ? La colorimétrie est d’une fidélité absolue, le contraste explosif (et avec les contenus HDR ce n’est vraiment que du bonheur), le piqué redoutable (558ppp) et la réactivité sans faille (ce qui est logique étant donné que la surface tactile de la dalle fonctionne à la fréquence de 150 Hz). En usage extérieur, cette dalle OLED montre tout son intérêt : grâce à une luminosité inégalée pour un écran OLED (mesurée à plus de 700 cd/m2 !) il devient enfin possible de se servir de son iPhone à l’extérieur, et même lors d’une journée particulièrement ensoleillée ! Idéal lors des prises de vue, idéal aussi lorsqu’on souhaitera faire quelques circuits de Grid Autosport en bord de plage . La fonction TrueTone adapte la teinte de l’écran à l’éclairage environnant (un peu comme une fonction NightShift qui s’activerait automatiquement) et le 3D Touch est toujours présent.

Bref, cette dalle OLED est vraiment celle de tous les qualificatifs, et s’avère à l’usage encore supérieure à celle des Galaxy S8/Note 8, dont la dalle courbe, certes élégante, retire de l’espace réellement « visible « (et la perte de zone affichable est plus importante encore que celle induite par l’encoche). Et puisque l’on parle de la fameuse encoche, quelle est son incidence sur les contenus audiovisuels ? Par défaut, Apple propose l’affichage des films iTunes en 16:9, avec une bande noire en haut et en bas et la partie gauche/droite de l’affichage accolée à l’encoche, de façon à ce que cette dernière ne « morde » pas sur le film; il reste toujours possible d’effectuer un zoom de façon à ce que le film occupe alors toute la dalle, ce qui s’avère franchement épatant, et ce même si l’encoche déborde alors sur la partie gauche/droite du film. A l’usage, cette encoche s’avère finalement moins gênante que les bordures haut-bas courbes des derniers Galaxy S8/Note 8 (lors de l’affichage en plein écran).

En haut avec le format original (et les bandes noires); en bas avec le mode plein écran…et la fameuse encoche 

On retrouve les mêmes réglages par défaut dans la plupart des applications de visualisation de vidéos/films : Youtube, Vimeo, OCS, Netflix, etc…Dans les jeux plein écran, l’encoche ne gêne pas vraiment étant donné que les développeurs ont alors fait en sorte que les éléments visibles de façon permanente à l’écran (score, points de vie, etc…) n’interfèrent pas avec la zone de l’encoche; là encore, le « plein écran » est un vrai bonheur à l’usage et l’on regrette que tant de jeux ne soient pas encore réellement adaptés au format d’affichage spécifique de l’iPhone X. Enfin, concernant les contenus vidéos, il faut rappeler ici qu’Apple propose l’affichage de nombreux films en HDR directement sur l’écran de l’iPhone X (qui est compatible avec la norme), via la toute nouvelle application Apple TV.

… et un rendu sonore qui fait du bien aux oreilles

En complément de ce long pavé sur la dalle OLED de l’iPhone X, un petit mot sur la partie sonore de l’appareil, qui est on s’en doute, de très bon niveau. Le traitement sonore stéréo est solide, sans exagération sur les aigus ou les basses et sans effet de distorsion en volume maximal. Le son est clair, précis, et vaut bien celui de nombre d’enceinte Bluetooth moyen/bas de gamme (dont on pourra donc se passer ici étant donné la puissance des hauts-parleurs de l’iPhone X). Le contraste est frappant en usage routier comparativement à l’iPhone 6 (mon précédent iPhone), où la voix de Siri (sur Plans) se détache nettement dans l’habitacle du véhicule, et n’est cette fois pas couverte par le bruit du moteur. Le son au casque (via un casque Bluetooth bien sûr ou avec l’adaptateur Lightning) ne présente pas d’améliorations notables, ce qui n’est pas vraiment un problème : avec de bons casque ce sera bon, avec de mauvais casques, vous connaissez la suite…

 

 

Face ID : pas parfait, mais déjà très convaincant

Face ID est LA grande nouveauté fonctionnelle et technologique de l’iPhone X; sans capteur d’empreinte Touch ID, le système de reconnaissance faciale en 3D doit apporter la preuve que les choix radicaux d’Apple ont du sens. Verdict ? Disons le sans ambages : Face ID est très convaincant…mais pas parfait. Bon point, l’enregistrement de son visage, qui est encore plus simple que la même phase de paramétrage côté Touch ID. Moins bon : on ne peut enregistrer qu’un seul visage. Le taux de reconnaissance/erreur est extrêmement satisfaisant; certes, au réveil, lorsque vous levez péniblement un oeil tandis que l’autre dit encore bonjour à la nuit, Face ID peut ne pas vous reconnaître du premier coup et il faudra même parfois en passer par ce satané code à 6 chiffres.

Mais ces cas sont rares, et globalement j’ai plutôt été surpris par la capacité de Face ID à fonctionner sans aucun soucis dans les conditions les plus variées : la nuit, en plein jour, le visage fatigué du matin ou après un bon rasage, etc…Les contraintes d’utilisation sont réelles (il faut bien regarder l’écran) mais s’avèrent au final moins importantes que pour Touch ID, ce dernier ne fonctionnant plus dès lors que l’utilisateur a des gants ou les doigts humides par exemple. Face ID sert à déverrouiller l’iPhone X, mais aussi pour les paiements Apple Pay ou bien encore lors de l’enregistrement automatique à son compte FaceBook (la zone de mot de passe se remplit automatiquement lors de la reconnaissance faciale). Dommage tout de même que nombre d’applications n’en tiennent pas encore compte (comme PayPal…); Rome ne s’est pas faite en un jour…

Derrière Face ID, il y a d’abord et avant tout un nouveau « capteur » composé en fait plusieurs composants : Truedepth; un capteur logé dans la fameuse encoche, et dont le principal composant est un projecteur de points infra-rouge baptisé Roméo. C’est ce projecteur qui affiche sur le visage, en un éclair, une grille de 30 000 points qui va permettre de constituer un maillage 3D du visage extrêmement détaillé, plus détaillé encore que la « carte » d’empreinte du Touch ID. Ce maillage 3D est enregistré dans une enclave sécurisée et inaccessible, une technique de préservation des données utilisée aussi pour Touch ID.

Mais Face ID, pour le grand public, ce sont désormais aussi les désarmants animojis d’Apple, ces têtes d’animaux « façon Pixar », qui s’animent de manière synchrone avec son propre visage. La reconnaissance des mouvements faciaux est bluffante et bien sûr amusante… même si l’on doute un peu de l’intérêt de tout ceci à moyen terme; mais l’intérêt est ici ailleurs : cette technologie de reconnaissance faciale servira forcément dans d’autres types d’applications, sans doute dans les jeux ou lors de chat vidéo, ce qui permettra à Apple de concurrencer Snapchat. Le potentiel est en tout cas bien réel…Jonathan Ive l’a d’ailleurs promis : l’iPhone X héritera de nouvelles fonctions dans le temps; c’est une plate-forme ouverte…

A11 Bionic : la nouvelle ère du processeur mobile

Face ID, la réalité augmentée, tout ceci nécessite de la puissance, et l’iPhone X n’en manque pas. le processeur Bionic A11 est un Hexa-core 2.39 GHz (2x Monsoon + 4x Mistral) dont 4 coeurs entièrement consacrés aux traitement de type neuronaux (et sont à la manoeuvre lors de l’activation Face ID), deux coeurs capables d’effectuer près de 500 milliards d’opérations par seconde ! En traitement mono-coeur, les performances progressent de 30% d’une génération à l’autre, du A10 Fusion au A11 Bionic; mais se limiter au mono-coeur n’a ici que peu de sens dans la mesure où le A11 est taillé avant tout pour les traitements multi-coeurs, c’est à dire la réalité augmentée, la reconnaissance faciale 3D, le calcul intensif ou bien encore les jeux 3D de qualité console; contrairement aux précédentes générations de Ax, Apple a vraiment « architecturé » son nouveau processeur avec le multi-coeur en tête, offrant même la possibilité aux développeurs de libérer la toute puissance combinée des 6 coeurs, pour des performances de calculs qui surclassent alors totalement le A10 (70 à 80% de puissance supplémentaire en multi-coeurs).

Le concurrent Snapdragon 835 prend cher lui aussi; au Benchmark AnTuTu (version 6.0), le A11 tutoie les 215 000 points tandis que le meilleur smartphone sous Android (Le One Plus 5) ne peut faire mieux que 180 000 points. Le Galaxy Note 8 (160 000 points) est quant à lui totalement hors course, sous Exynos ou Snapdragon…Cette puissance du A11 Bionic se constate surtout dans les grosses applications: Grid Autosport, The Machines (jeu en AR avec rendu Unreal Engine) tournent comme des horloges. Safari s’avère aussi très rapide, et globalement, l’interface est d’une fluidité de tous les instants…

Le nouveau roi de la Photo

Ces dernières années, Apple a eu du mal à tenir son rang dans le classement des meilleurs photophones. Pendant que la concurrence Android proposait des capteurs toujours plus gros avec des ouvertures toujours plus importantes, Apple se contentait bien souvent de peaufiner son ISP (Image Signal Processor) et le rendu global des clichés, sans tenir compte du fait qu’on ne peut pas aller au delà des limites physiques des optiques : les iPhone étaient devenus tristement « moyens » en conditions de faible lumière, sans compter des clichés manquant singulièrement de piqué.

Dans ces conditions de « ciel », la plupart des smartphones concurrents ne parviennent pas à bien déboucher les détails dans les nuages; mais pas l’iPhone X

Mais l’iPhone X, heureusement, ne suis pas cette tendance du « plus avec moins » (qui devenait in fine du « moins avec moins »); le double capteur du X – un 12 MPx à ouverture f/1,8 + 12 MPx à ouverture f/2,4 – délivre cette fois des clichés très détaillés, et surtout d’une dynamique et d’une intensité colorimétrique assez bluffante pour ce qui reste malgré tout un simple photophone. Surtout, les clichés réalisés en condition de faible luminosité s’avèrent beaucoup mieux rendus, plus précis, avec moins de bruits (même si Apple privilégie toujours un peu de bruit « restant » afin d’ éviter de trop « lisser » l’image).Le stabilisateur OIS sur les DEUX objectifs n’est pas pour rien dans cette augmentation importante des performances dans ces conditions de prise de vue plus « difficiles ».

Quant au zoom optique X2 (au delà il s’agit d’un zoom numérique), il est tout simplement le meilleur que nous ayons testé sur smartphone.
La fidélité des couleurs est franchement renversante (vraiment aucune différence entre ce que voit l’oeil et ce que l’on voit sur le cliché) et la réactivité de l’auto-focus à détection de phase égale presque celle du Huawei Mate 10 Pro (c’est dire…).

Le capteur frontal de 7 MPx bénéficie quant à lui du capteur Truedepth, qui peut « scanner » le visage pour permettre par la suite d’effectuer un traitement volumétrique de la lumière dans le mode Portrait (le même mode Portrait est disponible avec les capteurs au dos, mais les clichés obtenus sont forcément moins bons); ce traitement de la lumière en « post-prod » donne des résultats contrastés, parfois excellents, parfois catastrophiques (très mauvais détourage sur les lunettes par exemple), et il ne faudra pas hésiter à multiplier les clichés pour en obtenir enfin un qui corresponde au résultat attendu. N’oublions pas enfin que l’on peut bien sûr récupérer les clichés au format brut (RAW), et effectuer par la suite tous les traitements d’image nécessaire. Bref, la photo sur l’iPhone X, c’est du lourd, du très lourd, ce qu’a par ailleurs confirmé le spécialiste de la photo DxOMark qui lui a attribué la note de 101/100.

Les deux photos ci-dessus ont été prises dans des conditions de luminosité très faibles

Du côté de l’enregistrement vidéo, le résultat est certes très bon, mais pour tout dire moins étonnant (et surtout moins en rupture avec les précédents modèles d’iPhone). Comme toujours le rendu colorimétrique est excellent, les vidéos en conditions de faibles luminosité s’améliorent, et la fluidité est bonne sans être non plus ébouriffante dès lors qu’on effectue un travelling par exemple. Rappelons que l’on peut choisir entre plusieurs définition d’enregistrement (2160 en 24/30/60fps, ou FULL HD 1080p en 30/60/120/240fps); la qualité du son enregistré est tout à fait correcte, mais si l’on souhaite se lancer dans la création audiovisuelle (ce qui vraiment possible désormais avec un iPhone), il vaudra clairement mieux privilégier un bon micro externe.

 

 

Un iOS 11 classé X

L’iPhone X bénéficie de sa propre version d’iOS 11; la disparition du bouton Touch ID et le grand écran bordless impliquaient forcément une évolution de l’interface; Apple s’est donc attelé à la tâche, et le résultat est globalement un coup de maitre … hormis l’accès compliqué au panneau de contrôle ou le paiement par double clic sur le bouton d’activation, les changements apportés sont une réussite. Le geste pour l’accès aux applications est simplissime (un glissé à partir du bas de l’écran), tout comme l’affichage multi-applications (le même glissé suivi d’un très court arrêt au milieu de l’écran); au bout de quelques heures d’utilisation à peine, les nouvelles « gestures » tombent sous le sens, presque comme une évidence, au point que l’on se verrait mal revenir en arrière, aux temps anciens du bouton Home.

Reste donc l’accès au panneau de contrôle, quasi impossible à une main (un glissé en partant du coin supérieur droit de l’écran) et le fait que le paiement (double clic sur le bouton d’activation sur la tranche droite) se conclut parfois par une mise en veille (si le double clic n’est pas assez rapide); ces petits « fails » ne doivent pas faire oublier qu’ici, Apple a fait mieux en un coup que toute la concurrence sur Android (et principalement ici Samsung), alors que cette dernière propose pourtant des écrans quasi bordless depuis déjà deux générations de smartphones.

Vraiment plus autonome

Cette fois, c’est bien réel : l’iPhone X est plus autonome que les précédentes générations d’iPhone, et cela se sent réellement en utilisation « courante ». En usage constant, l’iPhone X tient facilement la journée, avec souvent un peu de jus en rab. Les plus « modérés » tiendront facilement 1 journée 1/2 avec, soit autant qu’avec un iPhone 8 Plus par exemple. Quant aux gros joueurs, pas de miracles bien sûr, mais l’iPhone fonctionnera tout de même quelques bonnes heures (5 à 7 heures) pour faire tourner un Grid Autosport, ce qui s’avère même un peu mieux que ce que l’on obtiendrait avec une console dédiée… La recharge sans fil fonctionne avec « tous » les chargeurs compatibles avec la norme QI. Comptez 2h1/2 pour recharger l’iPhone X via ce type de borne à induction, ou sinon 2 heures (soit comme d’habitude) avec le chargeur fourni avec l’appareil. A noter la petite radinerie d’Apple, qui autorise enfin la recharge rapide sur l’iPhone X…mais ne fournit pas de chargeur permettant ce type de recharge ! Franchement…

Nous vous livrons ici une petite astuce très simple pour gagner facilement quelques heures d’autonomie supplémentaires : il suffit de choisir un fond d’écran très sombre, avec de larges parties « noires ». L’écran OLED « éteignant » les pixels noirs, ce type de fond d’écran permet de gagner jusqu’à 2  heures d’autonomie supplémentaires !

Conclusion

L’iPhone X est bien l’iPhone de tous les superlatifs. Sans concessions, d’une beauté de glace, équipé d’un écran OLED monstrueux et d’un capteur Truedepth dont on a seulement effleuré les possibilités, l’iPhone X détonne bruyamment dans la gamme iPhone, et finalement il faut vraiment être très tatillon pour lui trouver de réels défauts (même si on en trouve bel et bien). Certes, rien n’est parfait : le dos tout en verre nous semble fragile (et les tests de solidité confirment cette absence de résistance), quelques point d’ergonomie posent question, et l’encoche n’est pas la réussite esthétique de l’année; mais quand on fait le décompte final, les raisons de se réjouir sont beaucoup plus nombreuses encore, entre cet écran OLED de grande classe, une fonction Face ID déjà très performante, la réserve de puissance énorme sous le capot, et une partie photo enfin de tout premier plan. Reste un tarif très élevé, à 1350 euros pour notre modèle de test, qui n’en fait pas non plus le meilleur rapport qualité/prix du moment (et c’est peu de le dire). Malgré tout, disons le tout net : l’iPhone X est bien un smartphone d’exception, et de loin le meilleur iPhone jamais conçu par Apple.

Note iPhoneAddict : 9,5/10