Apple est accusé de supprimer des noms de villes et de villages au sud du Liban dans son application Plans, une région qui connaît actuellement une offensive terrestre et des frappes de la part d’Israël en pleine guerre au Moyen-Orient. Apple nie catégoriquement les accusations.

Apple Plans Icone Application

La réponse d’Apple à Wired est sans ambiguïté : « Nous avons pris connaissance du fait que certains médias ont signalé à tort que certains noms de villages et de villes au Liban avaient été supprimés d’Apple Plans. Ces lieux n’ont jamais été référencés ». L’accusation repose sur un constat réel : Apple Plans affiche moins de détails que Google Maps dans le sud du Liban. Certains y voient une complicité avec l’occupation israélienne. Il se trouve qu’il est impossible de naviguer dans des versions antérieures d’Apple Plans pour vérifier si ces lieux y figuraient auparavant.

Apple Plans s’en sort moins bien que Google Maps

La cartographie numérique est plus complexe qu’elle n’y paraît. Là où Google Maps et Apple Plans se recoupent dans la région, les deux services épellent les noms différemment selon la langue. Google Maps reflète davantage les usages locaux, mais reste lui-même inconsistant, et ce malgré l’existence de conventions internationales sur le nommage. Ce contexte ne blanchit pas Apple, mais il illustre que l’inégalité de couverture entre les deux services est systémique, pas nécessairement intentionnelle.

Ce que Apple reconnaît en revanche sans ambiguïté, c’est que sa dernière version d’Apple Plans, plus détaillée, n’a pas encore été déployée au Liban. L’accusation de suppression reste donc non prouvée. Mais l’infériorité d’Apple Plans dans la région, elle, est un fait.