Le conflit judiciaire entre Apple et Oppo va se poursuivre aux États-Unis. Une juge fédérale a refusé de rejeter les principales accusations formulées par Apple, qui affirme qu’un ancien ingénieur de l’Apple Watch aurait transmis au constructeur chinois des informations confidentielles concernant ses technologies de santé.
Les accusations d’Apple jugées suffisamment plausibles
L’affaire concerne Chen Shi, ancien architecte des systèmes de capteurs chez Apple entre 2020 et 2025. La firme de Cupertino accuse son ancien ingénieur d’avoir récupéré des secrets industriels avant de rejoindre Oppo et sa filiale américaine InnoPeak.

Selon la plainte, Chen Shi aurait téléchargé 63 documents depuis un espace sécurisé trois jours avant son départ, puis transféré ces fichiers sur une clé USB. Apple affirme également qu’il aurait multiplié les entretiens avec des membres de l’équipe Apple Watch afin de s’informer sur leurs recherches en cours.
Des technologies de santé au cœur du dossier
La juge Eumi Lee estime qu’Apple a identifié de manière suffisamment précise au moins un secret commercial susceptible d’être protégé. Les informations concernent notamment les implémentations matérielles et logicielles des capteurs de température, de fréquence cardiaque, d’oxygène sanguin et de détection des rythmes irréguliers.
Ces technologies occupent une place stratégique dans l’évolution de l’Apple Watch. Apple continue notamment d’améliorer ses nouveaux capteurs cardiaques, devenus un argument majeur de ses montres connectées.
Oppo devra désormais répondre sur le fond
Oppo soutenait notamment que la définition des secrets commerciaux avancée par Apple était trop large. La juge n’a pas retenu cet argument à ce stade de la procédure, sans pour autant statuer sur la culpabilité des défendeurs.
Apple réclame également des mesures visant à empêcher toute utilisation éventuelle des informations concernées. Le dossier entre désormais dans une phase plus substantielle, durant laquelle les accusations de Cupertino et les réponses d’Oppo pourront donc être examinées sur le fond.











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