App Store : le vibe coding allonge la validation des applications
Il y a de plus en plus de personnes qui passent par la pratique du vibe coding pour leurs applications. Ils demandent à une intelligence artificielle de générer le code sans avoir forcément des compétences en développement. Tout cela a un impact sur l’examen par Apple des applications à paraître sur l’App Store parce qu’il y a de plus en plus d’applications vibe codées.
![]()
Avec des modèles comme Claude Opus 4.5, il est désormais possible de demander à une IA de développer une application fonctionnelle sans jamais toucher au code. Des milliers de développeurs, y compris des personnes sans aucune expérience technique, ont saisi cette opportunité pour inonder l’App Store. Le résultat est mécanique : des délais d’examen qui s’étiraient traditionnellement à moins d’une journée atteignent désormais trois jours à une semaine (ou deux semaines), y compris pour des mises à jour d’applications établies comme X (ex-Twitter).
Apple va devoir revoir ses pratiques
Apple a toujours défendu l’examen humain comme un gage de qualité. L’ancien vice-président Phil Schiller avait activement résisté à la mise en place d’une révision automatisée. Ce positionnement tenait tant que le volume de soumissions restait humainement gérable. Ce n’est plus le cas avec la vague de développeurs qui surfent sur le vibe coding.
La question n’est plus de savoir si Apple doit faire évoluer son modèle, mais comment. Deux pistes émergent : automatiser la révision des mises à jour d’applications existantes en réservant l’examen humain aux nouvelles soumissions ou créer une file prioritaire pour les développeurs établis afin que leurs mises à jour ne soient pas noyées par les nouveaux entrants. Apple propose déjà un formulaire de révision accélérée, mais il est conçu pour les correctifs critiques et les lancements à date fixe, pas pour pallier une attente d’une semaine devenue la norme.
Faire payer le prix du vibe coding aux développeurs actifs et générateurs de revenus est difficilement tenable. À moins qu’Apple n’embauche massivement de nouveaux employés pour traiter des applications qui, pour la plupart, ne généreront aucun revenu, l’examen entièrement humain semble condamné, au moins pour une partie du processus.
