Présenté le 9 septembre, l’iPhone Duo est le premier iPhone pliable et le modèle le plus cher jamais commercialisé par Apple. Son écran intérieur de 7,6 pouces, ses deux batteries et les adaptations d’iOS 27 lui permettent de se rapprocher d’un petit iPad une fois ouvert, tout en restant utilisable comme un smartphone fermé. Mais le véritable enjeu n’est pas de savoir si Apple sait fabriquer une charnière convaincante. Avec un marché mondial des pliables toujours inférieur à 3 % des ventes de smartphones selon IDC, le groupe doit démontrer qu’un écran qui se déplie crée des usages assez utiles pour dépasser la curiosité et le signe extérieur de statut.

Un lancement majeur dans un marché encore minuscule
Nous avons détaillé l’annonce officielle de l’iPhone Duo dès la keynote. Apple ne découvre pas une catégorie vierge : Samsung vend des smartphones pliables depuis 2019, tandis que Huawei, Google, Motorola et plusieurs constructeurs chinois ont déjà testé différents formats. Leur expérience a permis d’améliorer les charnières, l’épaisseur et la résistance des dalles. Elle n’a toutefois pas transformé le pliable en produit de masse.
Les données rassemblées par Reuters placent le segment sous les 3 % du marché mondial en 2026 et n’anticipent pas de nette rupture en 2027. Omdia prévoit 22,3 millions d’appareils pliables livrés cette année. Apple peut prendre rapidement une part importante de ce petit ensemble : Counterpoint estime qu’environ six millions d’iPhone Duo pourraient être vendus avant la fin de l’année, grâce à la demande accumulée chez les utilisateurs d’iPhone. Une première série épuisée ne prouverait donc pas que le format est devenu grand public.
Le prix réduit encore la cible. L’appareil débute à 1 999 dollars aux États-Unis et atteint 3 839 euros en France dans sa configuration la plus coûteuse. À ce niveau, Apple ne vend pas seulement un téléphone plus grand : il demande aux acheteurs de réunir dans un même budget le smartphone, une partie des usages d’une tablette et la valeur symbolique d’une première génération. Le risque est connu depuis le Vision Pro : une technologie remarquable peut attirer l’attention sans trouver une fonction quotidienne assez forte pour élargir son public.
La vraie nouveauté se joue dans les applications
La présentation d’Apple insiste sur la continuité entre l’écran extérieur et la dalle intérieure. Fermé, le Duo fonctionne comme un iPhone compact. Ouvert, il peut afficher deux applications côte à côte, superposer une vidéo et une autre activité, utiliser plusieurs fenêtres d’une même application ou présenter des contenus différents sur les deux écrans. Le système peut aussi exploiter les positions intermédiaires pour poser l’appareil, passer un appel FaceTime ou cadrer une photo sans trépied.

Ces possibilités déplacent la question vers les développeurs. Apple précise qu’une application existante fonctionnera sans être recompilée, ce qui évite un catalogue vide au lancement. Mais la compatibilité minimale ne garantit pas une bonne expérience. Dans sa session « Prepare your app for iPhone Duo », l’entreprise demande de gérer des tailles variables, des zones sûres asymétriques et des commandes placées différemment selon la position de l’appareil. L’iOS 27 SDK étend déjà l’affichage, tandis qu’iOS 27.1 et Xcode 27.1 donnent accès au plein écran, au simulateur du Duo et à de nouveaux outils de mise en page.
Le Duo est aussi le premier iPhone capable d’ouvrir plusieurs instances de l’interface d’une même application. Une autre documentation destinée aux développeurs décrit le Split View, l’API de charnière et les « scene accessories » qui affichent un complément sur le second écran. Une application photo peut, par exemple, montrer un retour à la personne photographiée pendant que les contrôles restent du côté du photographe. Ce sont ces adaptations qui peuvent justifier le format ; une simple application agrandie laisse surtout apparaître davantage d’espace vide.
Un cercle difficile doit néanmoins être amorcé. Les éditeurs investiront plus volontiers si le parc installé progresse, alors que les acheteurs auront davantage de raisons de payer si les applications exploitent vraiment les deux écrans. Apple tente de réduire ce problème en réutilisant les mécanismes adaptatifs déjà employés sur iPad, Mac et pour la recopie d’iPhone. Le pari est que les efforts demandés ne servent pas uniquement à quelques millions de Duo, mais améliorent des interfaces capables de passer d’une taille à l’autre dans tout l’écosystème.
Apple redessine sa gamme sans remplacer l’iPhone classique
Le pliable ajoute un étage au sommet de la gamme plutôt qu’il ne remplace l’iPhone 18 Pro. Il renonce notamment au téléobjectif des modèles Pro, revient à Touch ID sur le bouton latéral et impose un poids, une épaisseur fermée ainsi qu’une mécanique que l’iPhone traditionnel n’a pas à gérer. En échange, ses caractéristiques techniques font apparaître une surface d’affichage 50 % plus grande que celle de l’iPhone 18 Pro Max, la prise en charge de l’Apple Pencil USB-C et une autonomie annoncée pouvant atteindre 31 heures de lecture vidéo sur l’écran intérieur ou 44 heures sur l’écran extérieur.

Cette combinaison ne désigne pas une cible unique. Apple montre le Duo comme un outil de productivité, de divertissement, de création et même comme un écran privilégié pour Siri AI. Plusieurs analystes interrogés par Reuters ont justement relevé que le discours ne disait pas clairement s’il s’adressait aux professionnels, aux créateurs ou aux consommateurs de vidéo. Cette polyvalence peut être une force, comme elle l’est pour l’iPhone classique. Pour un appareil deux fois plus cher que de nombreux smartphones premium, elle peut aussi donner l’impression qu’aucun usage ne suffit seul à justifier l’achat.
Le calendrier révèle une stratégie prudente. Les précommandes ne commenceront que le 16 octobre et les livraisons le 23 octobre, plus d’un mois après la présentation. Les iPhone 18 Pro arriveront avant lui et continueront à porter l’essentiel des volumes haut de gamme. Apple peut ainsi réserver une production limitée au Duo, observer les retours et éviter qu’une première génération complexe perturbe immédiatement le cœur de ses ventes. Le groupe teste un nouveau plafond tarifaire sans abandonner la formule qui finance encore l’écosystème.
L’intégration verticale s’arrête encore à l’écran
À l’intérieur, Apple pousse davantage ses propres composants. L’A20 Pro doit alimenter deux dalles et les fonctions d’IA locale, tandis que le modem C2 réduit la dépendance à Qualcomm. Cette maîtrise du silicium et du logiciel permet d’optimiser la consommation, les transitions d’affichage et la gestion thermique. Le format pliable rappelle cependant que l’intégration verticale d’Apple reste sélective.
Samsung fournit la dalle pliable, dont le coût atteindrait 250 dollars par appareil. La valeur ne réside pas seulement dans l’OLED : l’écran intérieur repose sur dix couches ultrafines et une finition nano-texturée, tandis que la charnière et le cadre utilisent du titane de grade 5. Apple affirme que l’ensemble résiste à l’eau et à la poussière selon l’indice IP68, mais l’endurance réelle de la dalle, des protections et du mécanisme ne pourra être établie qu’après des mois d’utilisation. Les caractéristiques officielles ne remplacent ni les démontages ni les retours de réparation.
Cette dépendance à Samsung crée un rapport ambigu. L’entreprise coréenne est le principal concurrent d’Apple sur les pliables et un fournisseur indispensable de leur composant le plus sensible. Apple peut contrôler le processeur, le modem, iOS et la conception générale, mais la disponibilité et le rendement industriel des écrans déterminent encore une partie du coût et des volumes. Le Duo illustre ainsi une stratégie moins simple qu’un discours sur l’autonomie technologique : internaliser ce qui différencie le fonctionnement, acheter auprès du meilleur spécialiste ce qui reste trop risqué à produire seul.
Le succès ne se mesurera pas aux premières ruptures de stock
Les premiers résultats seront faciles à surinterpréter. Une production contrainte, une forte curiosité et les achats des utilisateurs les plus fidèles peuvent suffire à provoquer des délais de livraison. Le test commencera ensuite : fréquence d’ouverture de l’écran intérieur, usages réellement conservés après quelques semaines, taux de retour, réparations de la charnière et adoption des nouvelles interfaces par les grandes applications.
Il faudra également observer la deuxième génération. Une baisse de prix, une gamme élargie ou la reprise de certaines fonctions du Duo sur d’autres appareils montreraient qu’Apple cherche à diffuser le format. À l’inverse, des volumes durablement limités et un positionnement toujours aussi coûteux en feraient un laboratoire comparable au Vision Pro : utile pour développer des technologies, mais périphérique dans les ventes.
L’iPhone Duo est donc moins important pour sa capacité à se plier que pour l’expérience qu’Apple peut construire autour de cette transformation. Le matériel supprime plusieurs défauts historiques du format, mais il ne crée pas à lui seul un besoin. Les prochains signaux décisifs viendront des applications optimisées, de la fiabilité après plusieurs mois, du coût des réparations et de la manière dont Apple fera évoluer prix et gamme. C’est à ces conditions que le Duo pourra devenir autre chose qu’un iPhone spectaculaire destiné aux premiers acheteurs fortunés.








Trop cher et fait trop cheap par rapport aux concurrents.Il n’est même pas au niveau du Pro.Un flop en devenir comme le Air et le Vision Pro.
T’arrive à voir que c’est cheap sans avoir le produit dans les mains. Encore un champion.
Cheap bien sûr, tous ceux qui l’ont eu en main disent qu’on ressent le côté qualitatif, mais toi tu as réussi à voir le côté chap sur des photos et vidéos. Tu dois sûrement avoir raison et tous les journalistes doivent sûrement toucher leur chèque d’Apple.
Presque 4000 € 😳🤣
2334… pas 4000… (qui a besoin de 2 To sur un appareil mobile de cette taille – c’est un modele de niche).
Troll presque réussi. La prochaine fois essai d’être crédible.
S’il avait les mêmes propriétés photo que le 18 pro et le Face ID, j’aurais été tenté
Moi j’en vois pas l’utilité, si c’était si incroyable, on aurait tous un fold, mais le fait est que ça fait des années que c’est sorti et comme il est dit dans l’analyse ça dépasse pas 3 % des PDM. Alors oui c’est cher donc peu de gens peuvent se le permettre, mais un 17 pro Max c’est très cher aussi, et pourtant ça empêche pas les gens d’acheter ça pour montrer qu’ils ont du fric. Mais le pliable ça me convainc pas. Déjà les coques t’as rien qui ressemble à quelque chose c’est plutôt moche voir même très moche et puis si tu le fais tomber, je te dis pas combien ça va coûter à changer l’écran sachant que tu peux pas mettre un verre trempé sur le pliable. Le design ouvert il est vraiment sympa. Par contre fermer avec un côté arrondi et l’autre plat ça le fait pas, il y a un truc qui ne va pas dans le design. Sachant que à ce prix-là ils auraient au moins pu faire l’effort de mettre les caméras du 18 pro. Parce que celui qu’il veut juste avoir la meilleure caméra, il prendra pas le pliable ducoup… autant laisser le choix à l’utilisateur. Regarder une vidéo avec les contrôles en bas, Siri AI (on peut l’oublier pour l’instant en Europe) et utiliser son téléphone comme horloge de table de chevet c’est quelque chose qui paraît intéressant à première vue, mais ça va faire partie des fonctionnalités que personne n’utilise plus de 2 semaines. Dans la Keynote, ils ont présenté un côté pratique qui est d’avoir deux applis différentes sur chaque demi écran ou avoir plusieurs pages Web en même temps ça paraît pas mal pour pouvoir faire des copier coller et tout mais t’es pas H 24 sur le téléphone en train de faire ça. La plupart des gens ce qu’ils font du téléphone c’est faire des photos avec ils écoutent de la musique, ils mettent le GPS un peu TikTok un peu Instagram YouTube ce genre de truc enfin bref ce que j’essaye de dire c’est qu’il y a rien de révolutionnaire. Oui c’est un exploit technologique ça je suis d’accord mais quand ils ont présenté l’iPhone en 2007, ça c’était une révolution technologique avec des usages qui ont rapidement découlé derrière, l’essor des jeux mobile, applications, etc…
Pour info, personne n’a lu ton pavé. Les espaces et la ponctuation c’est top, tu devrais essayer.
Tu devrais essayer de faire plus de 2 phrases sur les commentaires depuis l’appli pour te rendre compte que tu as beau faire des paragraphes, ils sont automatiquement supprimés et rende un bloc compact.
+1
Apple a essayé mais perso ce n’est pas encore abouti et moi je suis convaincu qu’il va faire un flop .
Donc il n’y a que moi qui est rigolé à l’annonce du nom ?? Ridicule comme son prix. Quand à son intérêt, manque cruellement de fonctionnalités par rapport à d’autres appareils. Il y aura des acheteurs juste parce que. Mais quand on regarde de plus près, un téléphone inconfortable, une tablette incapable d’être une vraie tablette, un module photo d’il y a 10 ans sans aucun attrait etc. Une belle pilule que beaucoup vont avaler pour paraître. Marketing is king ! For some.
Moi je suis déçu dans l’ensemble je pensais qu’il prendrais la bordure du 12
Dans ma boîte de 3500 personnes, on a tous reçu un Samsung Fold, et au bout de 5 mois, une pétition a tourné pour revenir à un smartphone standard parce que personne n’en avait l’utilité au quotidien. Du coup, le futur iPhone pliable ou « duo » risque de rester un pur marché de niche.
C’est vrai que Djib’s pourrait faire qqchose à ce niveau 🤷🏻♂️ …… on met des espaces, des puces et des renvois à la ligne que nos posts soient plus lisibles. Et voilà que tout est à chaque compacté comme dans une jardinière ; il y a vraiment des améliorations à apporter, ça fait des années qu’il y en a plus d’ailleurs 🤷🏻♂️😵💫