Google étend Gemini Spark à macOS (du moins aux États-Unis) avec l’ambition claire de transformer son assistant en agent capable d’agir sur l’ordinateur, et non plus seulement de répondre à des questions. Cette nouvelle fonction, proposée en bêta aux États-Unis pour les abonnés Google AI Ultra, permet notamment d’explorer des fichiers locaux, de les classer et de lancer des automatisations depuis l’application Gemini sur Mac.

Un mode agent pour agir sur les fichiers du Mac

Gemini propose désormais un espace dédié aux tâches, distinct de la conversation classique. Dans ce mode, Spark peut recevoir des instructions comme trier les PDF du dossier Téléchargements, organiser des documents selon leur thème ou extraire des données contenues dans des fichiers locaux.

Google met surtout en avant la connexion entre le Mac et ses services en ligne. L’agent peut, par exemple, créer un tableau dans Google Sheets à partir de factures enregistrées sur l’ordinateur, puis actualiser ce document lorsque de nouveaux fichiers sont ajoutés dans un dossier surveillé. Les intégrations avec Google Keep, Google Tasks, Dropbox et Canva doivent élargir les scénarios d’automatisation.

Une IA qui reste liée aux serveurs de Google

Gemini Spark ne fonctionne pas uniquement en local. L’agent conserve un lien avec les infrastructures cloud de Google afin d’exploiter les données autorisées dans Workspace et de poursuivre certains traitements en arrière-plan. L’utilisateur doit néanmoins sélectionner explicitement les dossiers et services auxquels l’IA peut accéder.

La prise en charge du protocole MCP ouvre aussi la voie à des connexions avec d’autres applications compatibles. Google envisage par ailleurs un contrôle à distance depuis l’application Gemini sur smartphone, afin de déclencher des traitements sur le Mac sans être physiquement devant l’écran.

Une fonction réservée aux abonnements les plus chers

Pour l’instant, Gemini Spark reste limité aux États-Unis et aux clients AI Ultra, une formule facturée autour de 100 euros par mois. Cette arrivée confirme cependant la bataille engagée entre Google, OpenAI, Microsoft et Anthropic pour faire des assistants conversationnels de véritables opérateurs capables de manipuler nos outils numériques au quotidien.