Le Royaume-Uni va légiférer pour empêcher les enfants de prendre, consulter ou partager des images avec de la nudité depuis leurs smartphones et tablettes, comme les iPhone et iPad. Le gouvernement estime que les mesures proposées par Apple et Google après un ultimatum de trois mois restent insuffisantes.

Apple et Google n’ont pas été assez loin
La secrétaire d’État britannique à la Culture, aux Médias et au Sport, Lisa Nandy, a annoncé à la Chambre des communes que le gouvernement préparerait une législation imposant des protections directement au niveau des appareils. Le Royaume-Uni avait donné trois mois aux fabricants en juin pour proposer volontairement des solutions capables d’empêcher les mineurs de prendre, consulter ou partager des images avec de la nudité.
Apple et Google ont depuis présenté plusieurs évolutions, notamment du côté d’iOS 27. Selon le gouvernement britannique, les deux sociétés ont renforcé leurs protections au niveau des systèmes d’exploitation et ont progressé vers le blocage des images plutôt que leur simple floutage. Apple a notamment déployé au Royaume-Uni une vérification de l’âge associée à des fonctions de sécurité qui empêchent déjà les mineurs de recevoir ou partager certaines images nues via iMessage et FaceTime.
Ces changements ne couvrent toutefois pas suffisamment l’ensemble des usages. Le Royaume-Uni veut donc aller plus loin avec une protection intégrée au niveau de l’appareil, capable de s’appliquer à différentes applications et services. Le gouvernement affirme que l’objectif consiste à empêcher les enfants d’être poussés ou manipulés pour produire et diffuser des images intimes, notamment dans des situations de grooming, de chantage ou d’exploitation sexuelle.
Une législation qui devra encore préciser ses modalités
La secrétaire d’État Lisa Nandy n’a pas fixé de calendrier précis pour la présentation du texte, mais promet une introduction dès que possible. Le gouvernement pourra toutefois revoir son projet si Apple et Google mettent rapidement en place des protections jugées suffisamment efficaces avant l’adoption de la loi.
Le dispositif devra notamment préciser quels appareils seront concernés et comment la vérification de l’âge fonctionnera. Les adultes ayant démontré qu’ils ont plus de 18 ans conserveront la possibilité d’accéder aux contenus concernés. Le gouvernement assure également que les solutions devront protéger la vie privée et fonctionner sans transférer les données sensibles hors de l’appareil.
La mesure s’inscrit dans une politique britannique plus large de réglementation des usages numériques des mineurs. Le gouvernement britannique affirme que 91 % des signalements d’abus sexuels sur enfants en ligne recensés en 2024 contenaient des contenus générés par les enfants eux-mêmes, ce qui constitue l’un des arguments avancés pour déplacer une partie de la protection directement vers les smartphones et tablettes.











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