iPhone : l’Inde ne force plus Apple à préinstaller son application de biométrie
L’Inde fait marche arrière sur un projet qui aurait forcé Apple et plusieurs fabricants de smartphones Android à préinstaller Aadhaar, son application de biométrie sur tous les smartphones vendus dans le pays. Ce retrait évite une contrainte industrielle supplémentaire et marque un coup d’arrêt, au moins provisoire, à une nouvelle tentative d’encadrement de l’application.

L’Inde recule après la contestation
Selon Reuters, le ministère indien des télécommunications ne soutient plus la préinstallation obligatoire d’Aadhaar après avoir réexaminé la proposition à la suite d’une consultation avec des acteurs du monde de la tech. Ce revirement enterre, pour l’instant, une directive publiée en novembre par le ministère des Communications qui visait tous les téléphones vendus en Inde, iPhone compris.
La mesure aurait touché Apple, Oppo, Vivo et Xiaomi. Pour les fabricants, le principal risque était industriel : imposer l’application Aadhaar en standard aurait nécessité des lignes de production distinctes pour le marché indien et pour l’export.
Apple avait aussi contesté le projet sur un autre terrain. Le groupe mettait en avant des préoccupations de confidentialité et de sécurité autour d’une préinstallation imposée sur iPhone, tandis que des opposants politiques et d’autres critiques dénonçaient une logique de surveillance.
Nouvel échec de préinstaller une application
Ce recul ne constitue pas un épisode isolé, mais plutôt un revers dans une séquence plus large. En janvier 2025, l’Inde avait déjà échangé avec Apple et Google autour de la préinstallation d’une suite d’applications soutenues par l’État.
Le sujet remonte même plus loin. Dès 2023, l’Inde proposait de pouvoir examiner les mises à jour des systèmes d’exploitation avant leur disponibilité aux utilisateurs et de retirer certaines applications préinstallées au nom de la sécurité.
L’abandon d’Aadhaar comme application imposée sur smartphone ne ferme donc pas le dossier. Il montre surtout que lorsque la pression réglementaire rencontre à la fois des objections industrielles, des réserves sur la vie privée et des critiques politiques, le gouvernement indien peut encore être contraint de revoir sa copie.
