Qualcomm prévoit une baisse de son chiffre d’affaires tiré d’Apple dès le quatrième trimestre de 2026 en raison de contraintes d’approvisionnement qui réduiront sa part de composants dans le prochain iPhone. Cette part devrait tomber sous les 20 %, alors qu’Apple poursuit en parallèle le développement de son propre modem maison qui aura pour nom C2 et arrivera avec les iPhone 18 Pro.

Modem C2 Apple

Une diversification déjà planifiée par Qualcomm

Cristiano Amon, patron de Qualcomm, a indiqué à Reuters que l’activité des data centers du groupe prendra le relais des revenus perdus auprès d’Apple, avec un objectif de 5 milliards de dollars de chiffre d’affaires dans ce segment d’ici 2027. Il a également évoqué un « décalage temporaire » entre les coûts de production et les prix pratiqués, une situation censée se résorber progressivement.

Cette bascule stratégique s’inscrit dans une trajectoire déjà amorcée par l’entreprise qui anticipe qu’à partir de l’exercice fiscal 2027, la majorité de ses revenus proviendra de puces destinées à des usages autres que les smartphones. Plusieurs éléments viennent structurer cette transition annoncée par Qualcomm. Il y aura notamment une hausse des prix de ses composants prévue à partir du 1er septembre dans un contexte de marges sous pression. Aussi, les contraintes d’approvisionnement sont directement pointées par le dirigeant comme la cause immédiate de la baisse de la part de Qualcomm chez Apple

Il est bon de noter qu’un accord de licence de brevets entre Apple et Qualcomm reste valable jusqu’en mars 2027, garantissant à Qualcomm des royalties indépendantes des ventes de modems, même si Apple abandonne totalement ses composants.

Apple a déjà intégré ses propres modems C1 et C1X dans les iPhone 16e, iPhone 17e et iPhone Air, une stratégie qui devrait s’étendre à l’ensemble de la gamme avec les iPhone 18. Le futur modem C2 d’Apple serait plus rapide et plus efficace énergétiquement que les puces actuelles de Qualcomm, ce qui renforcerait l’incitation d’Apple à poursuivre cette transition vers une indépendance technologique complète, tout en maintenant néanmoins ses obligations contractuelles de licences de brevets envers Qualcomm au moins jusqu’en 2027.