TSMC vise déjà le 1 nm, et cela pourrait profiter à l’IA embarquée d’Apple
L’industrie des semi-conducteurs regarde déjà au-delà du 2 nm et même du 1,4 nm. Plusieurs rapports venus de Taïwan indiquent que TSMC préparerait des essais de production pour des procédés sous le nanomètre à l’horizon 2029, le site A10 de Tainan étant régulièrement cité parmi les infrastructures envisagées. À ce stade, il ne s’agit pas d’un calendrier commercial officiel gravé dans le marbre, mais le simple fait que cette étape soit désormais évoquée montre à quel point la feuille de route du fondeur taïwanais avance vite sous la pression de l’IA et des besoins en efficacité énergétique.
Le 1 nm ne serait pas qu’une question de miniaturisation
À ces niveaux extrêmes, réduire la taille des transistors ne suffit plus. Les défis portent aussi sur les matériaux, les fuites électriques, les contacts et l’architecture même des composants. Reuters rappelait récemment que TSMC explore depuis des années de nouvelles pistes sur ces sujets dans ses bases de recherche à Hsinchu. Autrement dit, le “1 nm” à venir sera autant une révolution d’ingénierie qu’un simple saut de gravure.

Pourquoi Apple aurait tout intérêt à être en première ligne
Si Apple accède tôt à cette génération de puces, le bénéfice pourrait être moins visible sur les benchmarks bruts que sur l’autonomie, la chaleur interne et aussi… l’IA embarquée. TSMC affirme déjà que son nœud A14, prévu pour 2028, pourra offrir jusqu’à 15 % de performances supplémentaires à consommation égale, ou 30 % de consommation en moins à performances équivalentes, par rapport au N2. Un processeur sous le nanomètre améliorerait logiquement et significativement ces gains.
L’IA embarquée pourrait devenir l’élément différenciateur
Pour Apple, une telle finesse de gravure servirait surtout à améliorer les performances de l’intelligence artificielle embarquée dans l’iPhone, le Mac, les wearables et les futurs appareils à immersion spatiale (Vision Pro, lunettes connectées). Plus de modèles traités en local, moins de dépendance au cloud, davantage de réactivité et une meilleure confidentialité : le 1 nm renforcerait précisément les points sur lesquels Cupertino cherche à se distinguer depuis plusieurs années.
