Apple doit publier les résultats de son deuxième trimestre fiscal 2026 le 30 avril après la clôture de Wall Street, avec une conférence prévue à 23h00 heure de Paris. La firme de Cupertino a guidé le marché vers une croissance annuelle de 13 % à 16 % sur la période de mars, soit une fourchette de chiffre d’affaires comprise entre 107,8 et 110,7 milliards de dollars, soit encore l’équivalent d’environ 91,75 à 94,22 milliards d’euros (au taux de change de référence de la BCE).

Un consensus centré sur la solidité de l’iPhone et des services

Les estimations du marché convergent vers un trimestre robuste. MarketBeat évoque un consensus d’environ 108,95 milliards de dollars de revenus, soit près de 92,73 milliards d’euros, pour un bénéfice par action attendu autour de 1,94 dollar, soit environ 1,65 euro. D’autres panels d’analystes compilés avant la publication situent la moyenne légèrement plus haut, à 109,45 milliards de dollars de revenus, soit environ 93,16 milliards d’euros, et 1,95 dollar de BPA.

Logo Apple

Les segments surveillés : iPhone, services et pression sur les marges

Pour le détail opérationnel, S&P Global anticipe environ 56,5 milliards de dollars de ventes d’iPhone, soit près de 48,09 milliards d’euros, et environ 30 milliards de dollars pour les services, soit 25,53 milliards d’euros. C’est là que se jouera une bonne partie des « débats » sur ce trimestre : la capacité de l’iPhone à prolonger sa dynamique, le maintien d’une croissance élevée des services, et la résistance des marges face à la hausse du coût de la mémoire. Pour rappel, Apple avait prévenu en janvier que la crise des puces DRAM pèserait davantage sur sa marge brute du trimestre de mars.

La Chine et l’IA vont peser lourd dans l’interprétation du marché

Au-delà des chiffres bruts, Wall Street scrutera surtout les évolutions de deux points cruciaux pour la firme de Cupertino, soit la position d’Apple  en Chine après le fort rebond du trimestre précédent, et la crédibilité de sa feuille de route sur l’intelligence artificielle. Le marché voudra voir en outre si la dynamique de l’ iPhone reste assez forte pour compenser les tensions sur les composants, tandis que les services doivent continuer à jouer leur rôle d’amortisseur à forte marge. En clair, un T2 fiscal 2026 sous le sceau de la résilience, dans un marché de la tech totalement sans dessus-dessous suite aux tensions sur la RAM.