Le département du Commerce des États-Unis a publié une règle finale qui autorise huit entreprises technologiques américaines, dont Apple, à exporter certaines technologies contrôlées, dont des puces pour l’intelligence artificielle, vers les Émirats arabes unis sans passer par une licence individuelle.

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Cette mesure concerne Apple, Amazon, Google, Meta, Microsoft, OpenAI, Oracle et SpaceXAI, huit géants américains de la tech et de l’intelligence artificielle. Le texte, enregistré pour consultation publique et dont la publication finale est prévue le 14 juillet 2026, s’appuie sur les sections 742.6(a) (6)(iii)(A) à (B) de l’Export Administration Regulations, le cadre réglementaire américain qui encadre les exportations de technologies sensibles.

La règle finale précise explicitement la portée de cette autorisation, indiquant que certaines entreprises américaines d’intelligence artificielle et leurs filiales basées aux Émirats arabes unis « peuvent, dans les conditions spécifiées, recevoir des équipements de calcul avancé sans licence, et recevoir tous les autres articles éligibles dans le cadre d’une utilisation complète de l’exception de licence STA ».

Ce dispositif s’appuie sur le régime de la Strategic Trade Authorization (STA), une exception qui allège les procédures d’exportation vers des partenaires jugés suffisamment fiables par les autorités américaines. Les technologies concernées couvrent un périmètre large, incluant les puces de calcul avancé, les serveurs, les logiciels et les technologies associées à ces équipements.

Apple et les autres entreprises bénéficiaires doivent néanmoins respecter une condition stricte pour profiter de cet allègement. Elles doivent rester les destinataires et utilisateurs finaux approuvés de ces technologies, ce qui exclut toute réexportation vers des tiers non autorisés une fois les équipements livrés sur le territoire émirati.

Un accélérateur potentiel pour les data centers IA

Le cas d’usage le plus évident de cette mesure concerne le déploiement d’infrastructures de data centers dans la région. Apple et les autres entreprises pourront désormais équiper plus rapidement leurs filiales émiraties en puces avancées et en serveurs, sans subir les délais administratifs habituellement associés aux demandes de licence individuelle.

Cette décision s’inscrit dans une stratégie plus large des États-Unis qui cherchent à équilibrer la facilité des échanges technologiques avec des partenaires stratégiques et le maintien d’un contrôle strict sur la diffusion des technologies les plus sensibles. Les Émirats arabes unis, qui affichent une ambition de devenir un pôle technologique régional, se voient ainsi conforter dans cette trajectoire par un accès facilité aux équipements américains les plus avancés. Ce régime d’exception pourrait, selon l’évolution de la confiance accordée par les autorités américaines, être étendu à d’autres pays dans les mois ou années à venir.