Apple bat un record de dépenses en R&D avec 10,2 milliards d’euros dépensés au T3 2026
Apple accélère fortement ses investissements technologiques. Au troisième trimestre de son exercice fiscal 2026, le groupe a consacré 11,73 milliards de dollars, soit environ 10,2 milliards d’euros, à la recherche et au développement. Ce nouveau sommet représente une progression de 32 % sur un an.
Apple a presque dépensé autant qu’en 2025
Depuis le début de l’exercice, les dépenses de R&D atteignent 34,04 milliards de dollars, l’équivalent de 29,6 milliards d’euros. À un trimestre de la clôture annuelle, Apple a donc presque égalé les 34,55 milliards de dollars, environ 30,1 milliards d’euros, investis durant toute l’année fiscale 2025.

Cette accélération s’inscrit après le record de 11,4 milliards de dollars établi au trimestre précédent. Tim Cook expliquait alors qu’Apple investissait « clairement davantage », avec des dépenses de recherche progressant bien plus rapidement que l’ensemble de l’entreprise.
L’intelligence artificielle devient prioritaire
Une part croissante de ces ressources finance Apple Intelligence, la nouvelle génération de Siri, les modèles exécutés localement et les infrastructures nécessaires au traitement dans le cloud. Kevan Parekh, directeur financier d’Apple, avait précisé que les investissements liés à l’intelligence artificielle s’ajoutaient progressivement aux dépenses habituelles consacrées aux produits.
Apple multiplie parallèlement les travaux scientifiques, avec notamment 14 recherches de pointe présentées autour de la WWDC 2026. La firme étudie aussi des acquisitions dans les puces et les modèles spécialisés afin de renforcer une stratégie d’IA longtemps jugée trop prudente.
Contrairement à plusieurs de ses concurrents actuels, Apple investit davantage par la R&D que par la construction massive de data centers. Ce choix limite ses dépenses d’infrastructure visibles, mais le niveau atteint montre que le rattrapage dans l’intelligence artificielle mobilise désormais des moyens sans précédent.


Autant de dépenses et si peu d’innovations, comment est-ce possible ?