28 groupes demandent à Apple et Google de retirer X et Grok de l’App Store
Une coalition de 28 organisations exige qu’Apple et Google retirent immédiatement les applications du réseau social X (ex-Twitter) et son chatbot Grok de leurs magasins d’applications, à savoir l’App Store sur iOS et le Play Store sur Android. Les deux géants de la tech sont accusés de faciliter la diffusion massive de deepfakes sexuels générés par l’intelligence artificielle d’Elon Musk.
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Des violations des règles de l’App Store, mais pas de retrait
Le mouvement rassemble des acteurs comme le groupe féministe UltraViolet, la National Organization for Women, l’association libérale MoveOn ou encore le groupe de défense ParentsTogether Action. Dans une lettre ouverte, ces activistes et observateurs technologiques dénoncent une violation directe des conditions d’utilisation d’Apple et Google. Ils accusent les applications de générer des images sexuellement explicites, dégradantes et violentes ciblant spécifiquement les femmes et les mineurs.
Selon la coalition, l’inaction d’Apple et de Google valide un système dangereux. Cela permet à des milliers, voire des dizaines de milliers de personnes, de subir des abus sexuels facilités par la distribution des applications via l’App Store et le Google Play Store.
Grok est dans le viseur de plusieurs pays
Les signataires qualifient ces contenus de pédopornographie et d’images intimes non consenties, rappelant qu’il s’agit d’infractions pénales incompatibles avec les règles des applications. L’argumentaire cible également le modèle économique de X : en limitant la génération et l’édition d’images aux seuls abonnés payants, la plateforme ne ferait que monétiser ces abus.
En conséquence, Apple et Google sont accusés non seulement de permettre la diffusion de ces contenus criminels, mais d’en tirer profit financièrement puisqu’ils touchent une commission sur les abonnements. Les organisations s’insurgent contre cette vague de « déshabillage numérique de masse » des mineurs, un risque pourtant signalé par la société civile dès le lancement de l’outil.
Cette fronde américaine rejoint les sanctions internationales : la Malaisie et l’Indonésie ont déjà banni Grok, tandis que l’Europe a lancé des procédures d’investigation. Le Royaume-Uni et la France se penchent aussi sur le sujet, tout comme la Californie.
