La Commonwealth Bank of Australia (CBA) intensifie sa pression sur les autorités afin d’obtenir des conditions plus favorables pour l’utilisation de la technologie NFC de l’iPhone. Bien qu’Apple ait ouvert son système aux applications de paiement tierces en 2024, la banque estime que les règles actuelles restent déséquilibrées et pénalisent la concurrence.

D’après les informations transmises à une commission parlementaire, la CBA appelle désormais la Reserve Bank of Australia à user de ses nouveaux pouvoirs de supervision sur les portefeuilles numériques pour imposer ce qu’elle qualifie de conditions « raisonnables ». Une audition publique est prévue fin février, à laquelle Apple pourrait être conviée.

Apple Pay, un succès populaire mais coûteux pour les banques

Lancé en Australie dès 2015, Apple Pay s’est rapidement imposé comme la solution de paiement sans contact la plus utilisée hors systèmes bancaires. Son adoption massive repose sur une intégration fluide à l’iPhone, mais aussi sur une expérience utilisateur jugée plus intuitive que celle des alternatives.

Apple Pay RED

En contrepartie, Apple prélève des frais par transaction, historiquement estimés à quelques centimes pour 100 dollars australiens. Si les établissements peuvent désormais proposer leurs propres solutions via le NFC de l’iPhone, ils doivent toujours obtenir l’aval d’Apple et s’acquitter de redevances dont les montants restent confidentiels.

Vers une régulation renforcée du paiement mobile

La démarche de la CBA illustre les tensions persistantes entre Apple et les acteurs financiers autour du contrôle de l’écosystème des paiements mobiles. À l’heure où le smartphone devient un portefeuille universel, l’issue des débats parlementaires pourrait redessiner durablement les règles du jeu en Australie — et inspirer d’autres marchés.