Le bras de fer judiciaire entre xAI, Apple et OpenAI prend une tournure plus tendue. Selon des documents judiciaires récents, OpenAI accuse la société d’Elon Musk d’avoir supprimé des communications internes susceptibles d’être utilisées comme preuves dans une procédure antitrust en cours devant la justice américaine.

Des demandes jugées excessives par les tribunaux

Depuis plusieurs mois, xAI multiplie les requêtes de production de documents dans le cadre de son action en justice, affirmant que ses concurrents auraient freiné la concurrence dans le domaine des grands modèles de langage. Mais plusieurs juridictions ont déjà rejeté ces demandes, estimant qu’elles relevaient davantage de « coups de sonde » que de démarches ciblées.

Elon Musk Tim Cook

Dernier revers en date : un tribunal fédéral a refusé d’inclure un ancien responsable de la recherche d’OpenAI dans la procédure de « discovery », jugeant que son implication était marginale et sans lien direct avec les technologies au cœur du litige.

Soupçons de destruction volontaire de documents

Parallèlement, OpenAI affirme que xAI aurait encouragé l’usage de messageries éphémères supprimant automatiquement les échanges, ce qui pourrait constituer une entrave à l’obligation légale de conservation des preuves. Selon OpenAI, aucune communication interne substantielle n’aurait été transmise jusqu’ici par la société de Musk.

Ces accusations, si elles étaient confirmées, pourraient exposer xAI à des sanctions judiciaires. Pour l’instant, le tribunal n’a pas encore statué sur ces griefs, et aucune des entreprises concernées n’a souhaité commenter publiquement l’affaire.

Cette procédure met en lumière les tensions croissantes entre géants de l’intelligence artificielle, alors que les enjeux économiques et stratégiques autour des modèles d’IA générative ne cessent de s’intensifier sur fond de régulation accrue et de batailles juridiques de plus en plus complexes.