Apple prépare plusieurs abonnements payants pour ses applications
Apple Creator Studio, disponible depuis peu pour 12,99 €/mois ou 129 €/an, n’est que le début d’une stratégie de monétisation bien plus vaste. Selon Mark Gurman de Bloomberg, Apple examine actuellement tous les domaines de ses applications et services pour y déceler de nouvelles opportunités de revenus récurrents avec des abonnements.

L’avenir d’Apple devrait donc se traduire par une augmentation des mises à niveau payantes et des offres groupées. Si l’abonnement Apple One a su séduire par son approche conviviale, le récent lancement d’Apple Creator Studio marque un tournant plus agressif. Ce service, bien qu’intéressant pour les experts de Final Cut Pro et Logic Pro, a mis en place des bannières promotionnelles et des fonctionnalités payantes exclusives au sein de la suite iWork (Pages, Keynote, Numbers), qui était jusqu’alors entièrement gratuite et sans restriction.
L’intelligence artificielle comme moteur de la facturation
L’essor de l’IA fournit à Apple un argument de poids pour justifier ces nouveaux péages. Apple Creator Studio intègre par exemple des capacités de génération d’images et de présentations qui reposent sur l’infrastructure d’OpenAI, une technologie coûteuse à opérer. Dans la même logique, des rumeurs persistantes évoquent le développement du service Apple Santé+ dopé à l’intelligence artificielle.
Cette segmentation crée déjà des disparités fonctionnelles. Aujourd’hui, l’application Image Playgrounds d’Apple, qui repose sur Apple Intelligence, offre des résultats visiblement inférieurs à la commande « Générer une image » réservée aux versions payantes de Pages et Keynote incluses dans Creator Studio. De même, des outils comme le remplissage magique dans Numbers, qui auraient jadis été offerts comme avantages standards, sont désormais verrouillés derrière un abonnement.
Le risque de dévaloriser l’expérience premium
Cette quête de rentabilité comporte un danger pour l’image de marque. À l’instar de l’expansion continue de la publicité dans l’App Store, il existe une limite au-delà de laquelle l’expérience utilisateur se dégrade. Si les applications natives se retrouvent saturées d’options payantes, le sentiment d’utiliser du matériel et du logiciel haut de gamme risque de s’effriter.
Ce glissement s’opère dans un contexte où l’utilisateur est déjà habitué à payer des suppléments, notamment pour le stockage. Le forfait iCloud gratuit reste bloqué à 5 Go depuis son lancement en 2011, rendant l’achat d’espace supplémentaire quasi inévitable pour la majorité des clients, tout particulièrement ceux qui veulent faire une sauvegarde de leur appareil.

et oui l abonnement c est plus rentable ….