50 ans d’Apple : Steve Wozniak raconte les premiers pas d’une grande aventure technologique
À l’approche du 50e anniversaire d’Apple, célébré le 1er avril 2026, Steve Wozniak remet l’histoire de la marque à sa place : celle d’une intuition concrète, pas d’une boule de cristal. Dans un entretien diffusé par CBS, le cofondateur explique que la jeune équipe n’avait pas “prévu” l’informatique telle qu’elle existe aujourd’hui, mais qu’elle a surtout osé avancer avant les autres, en rendant l’ordinateur accessible et désirable.
De la carte électronique à l’entreprise
Revenant sur les débuts, Wozniak rappelle l’alignement improbable entre deux visions. « Steve Jobs voulait une entreprise, il l’a fait, et moi j’étais sa ressource », glisse-t-il, en évoquant leur rencontre et les premières ventes du tout premier ordinateur assemblé. La trajectoire est vertigineuse : quelques centaines d’unités au départ (vendues à 666,66 dollars l’unité), puis un succès massif avec l’Apple II, qu’il décrit comme « bien au-dessus de tous les autres ordinateurs qui sortaient à l’époque ».

Une culture née “dans le garage”
Un pas en avant, pas un plan sur 50 ans
Le message de Wozniak se veut plus philosophique qu’historique. Apple, dit-il, n’a pas tant anticipé le futur qu’elle n’a choisi de faire « un pas en avant, avant les autres ». Et même si l’entreprise d’aujourd’hui n’a plus grand-chose d’une aventure artisanale, il affirme conserver une forme d’attachement : « C’est difficile d’être parfait à 100 %, mais j’admire encore Apple plus que toutes les autres entreprises tech. »
Cook et l’héritage Jobs en toile de fond
Steve Wozniak n’est pas seul haut représentant d’Apple à s’être exprimé sur la firme technologique la plus rentable de l’univers. Il y a quelques jours, Tim Cook qualifiait Steve Jobs de « personne qui n’arrive qu’une fois tous les mille ans », tandis que d’anciens cadres décrivent l’exigence parfois extrême du co-fondateur d’Apple. À l’heure où Apple est sur le point d’entamer son “deuxième demi-siècle”, Apple ne garde qu’un lien lointain avec son prestigieux passé, mais après tout, on ne peut pas devenir l’une des entreprises technologiques les mieux cotées en bourse sans y laisse quelques plumes…
