Amazon souhaiterait racheter Globalstar, le partenaire satellite d’Apple
Le marché de l’internet spatial pourrait connaître un basculement majeur : Amazon serait en effet en discussions pour mettre la main sur Globalstar, qui n’est autre que opérateur satellitaire partenaire d’Apple ! L’enjeu de cette opération dépasse donc largement le cadre habituel d’une fusion, et pourrait même menacer à terme les capacités satellitaires des modèles d’iPhone les plus récents
Globalstar, un actif discret devenu crucial pour Apple
Pendant longtemps, Globalstar est resté un acteur relativement secondaire dans l’univers des télécoms. Ce statut a radicalement changé avec l’arrivée des fonctions de communication par satellite sur l’iPhone. Depuis l’iPhone 14 en effet, Apple s’appuie sur le réseau de l’opérateur pour proposer des services d’urgence hors couverture cellulaire. Ce lien s’est encore resserré lorsque la firme de Cupertino a renforcé sa participation dans le capital de Globalstar. La firme de Cupertino semble désormais considérer que Globalstar est un partenaire absolument crucial à ses activités, partenaire qui pourrait donc bientôt basculer dans le giron d’Amazon.

Amazon veut accélérer face à Starlink et sécuriser des positions orbitales
Du côté d’Amazon, l’intérêt stratégique paraît évident. Le groupe pousse désormais avec toujours plus d’insistance son réseau satellitaire Amazon Leo, anciennement Project Kuiper, afin de rivaliser avec le Starlink (largement en avance sur tous ses concurrents). En rachetant Globalstar, Amazon gagnerait immédiatement un accès à une infrastructure opérationnelle et à des fréquences précieuses, sans oublier le gain des accords commerciaux déjà passés par Globalstar.
Apple devient un acteur central de l’équation
C’est précisément là que le dossier se complique. La position d’Apple dans Globalstar rend toute opération beaucoup plus sensible qu’un rachat classique. Amazon ne s’attaquerait pas seulement à un opérateur satellitaire, mais à une pièce désormais intégrée à l’écosystème d’un concurrent indirect disposant lui aussi d’ambitions croissantes dans la connectivité spatiale. Ce contexte serait-il en mesure de freiner voire de bloquer le rachat si ce dernier était confirmé ? Ce sera aux autorités de régulation à le dire…
