Toy Story : un ouvrage signé par Steve Jobs, alors CEO de Pixar, mis aux enchères à 20 000 dollars
Un objet rare, à la croisée de l’histoire d’Apple, de Pixar et du cinéma d’animation, s’apprête à changer de mains : demain 30 avril 2026, la maison Nate D. Sanders Auctions mettra aux enchères à Los Angeles un exemplaire de première édition de Toy Story: The Art and Making of the Animated Film, signé par Steve Jobs et John Lasseter (le réalisateur de Toy Story).
Une pièce de collection liée au tournant historique de Pixar
Le prix de départ est fixé à 20 000 dollars, soit environ 17 100 euros. L’ouvrage n’est pas seulement recherché pour la rareté de sa signature : ce dernier est un témoin des débuts d’une société qui allait rapidement dominer le secteur de l’animation.

Le lot comprend également une brochure promotionnelle originale du film, présentée dans un étui en cuir rouge. Selon la maison de ventes, le livre provient d’un développeur logiciel ayant travaillé sur Toy Story, un élément de nature à renforcer l’intérêt des collectionneurs.

Quand Steve Jobs misait sa fortune personnelle sur Pixar
Steve Jobs avait racheté Pixar en 1986 pour 10 millions de dollars (environ 8,55 millions d’euros), soit 5 millions de dollars versés à George Lucas et 5 millions supplémentaires injectés dans l’entreprise. Pendant près d’une décennie, Jobs aurait investi de sa poche environ 50 millions de dollars (près de 42,7 millions d’euros), pour maintenir le studio à flot.

Ce pari a basculé en novembre 1995 : Toy Story est sorti le 22 novembre dans les salles avec le succès que l’on sait, puis Pixar est entré en Bourse le 29 novembre de la même année. L’action, proposée à 22 dollars, a clôturé à 39 dollars. L’opération a levé près de 140 millions de dollars (environ 119,7 millions d’euros), valorisant la participation de Jobs autour de 1,2 milliard de dollars. Jobs aurait confié à Lasseter en 1994 : « Si vous faites bien votre travail avec Toy Story, cette œuvre pourrait durer éternellement. » Trente ans plus tard, cette vente confirme que l’héritage de Pixar dépasse largement l’écran.
