Apple fait face à une nouvelle plainte concernant l’utilisation abusive des AirTag. Deux femmes de la région de Detroit, dans le Michigan, affirment que leurs anciens partenaires ont utilisé les balises d’Apple pour suivre leurs déplacements sans leur consentement. Elles reprochent surtout au constructeur l’inefficacité de ses dispositifs destinés à détecter ce type de surveillance.
Un AirTag découvert dans la voiture après plusieurs semaines
La première plaignante explique que son ancien compagnon apparaissait régulièrement dans des lieux dont elle ne lui avait jamais communiqué l’adresse. Son fils de 12 ans aurait finalement découvert un AirTag dissimulé dans leur véhicule. Selon la plainte, son iPhone ne lui aurait envoyé aucune notification signalant qu’un traqueur inconnu se déplaçait avec elle.

La seconde femme affirme avoir quitté une relation abusive avant de découvrir, en mars 2023, un AirTag caché sous la banquette arrière de sa voiture. Elle utilisait alors un smartphone Android. Apple et Google ont depuis déployé des alertes anti-traçage communes sur Android et iOS.
Les protections anti-harcèlement d’Apple de nouveau contestées
La plainte accuse Apple de négligence, de conception défectueuse et d’atteinte à la vie privée. L’affaire s’ajoute à plus de 30 poursuites individuelles liées au harcèlement par AirTag engagées après l’échec d’une précédente action collective.

Apple a pourtant multiplié les protections depuis 2021 : notifications de suivi indésirable, émission automatique d’un signal sonore et détection multiplateforme. Le récent AirTag 2 dispose également d’un haut-parleur annoncé comme 50 % plus puissant.
Les accusations des deux femmes doivent encore être examinées par la justice. Cette nouvelle procédure souligne néanmoins le difficile équilibre auquel Apple reste confronté : proposer un traqueur suffisamment précis pour retrouver un objet, sans que cette même efficacité puisse facilement devenir un outil de surveillance personnelle voire de harcèlement.










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