L’Apple Watch visée par une plainte sur la détection de chute : une nouvelle bataille juridique en vue
Décidément, c’est la période des procédures : Apple fait face à une nouvelle offensive judiciaire autour de l’Apple Watch. La société texane UnaliWear, spécialisée dans les montres connectées orientées santé et sécurité, accuse Apple — ainsi que Google, Samsung et Garmin — d’avoir enfreint plusieurs de ses brevets liés à la détection de chute. La plainte a été déposée auprès de la Commission américaine du commerce international (ITC), une instance capable d’ordonner des interdictions d’importation aux États-Unis.
Une procédure similaire à l’affaire Masimo
La démarche d’UnaliWear rappelle celle engagée précédemment par Masimo contre Apple concernant la mesure de l’oxygénation du sang. Cette affaire avait abouti à une condamnation financière majeure et à une suspension temporaire de certaines ventes d’Apple Watch aux États-Unis. Dans le cas présent, UnaliWear estime que la technologie de détection automatique de chute intégrée aux montres connectées enfreint ses droits de propriété intellectuelle, en particulier depuis son déploiement sur l’Apple Watch Series 4 en 2018.
La plainte, initialement déposée en décembre 2025 puis complétée début janvier 2026, invoque la section 337 du Tariff Act, qui permet à l’ITC de bloquer l’importation de produits intégrant des technologies litigieuses. Les entreprises visées disposent désormais de 20 jours pour répondre officiellement.
Un acteur spécialisé face aux géants de la tech
Fondée en 2013, UnaliWear n’est pas un patent-troll : la société commercialise en effet la Kanega Watch, une montre connectée centrée justement sur la détection de chutes et l’assistance d’urgence. Vendue autour de 299 dollars avec un abonnement annuel, la Kanega Watch s’adresse principalement aux seniors et aux personnes à risque. Contrairement à de nombreux plaignants dans ce type d’affaires, l’entreprise développe et commercialise donc elle-même ses produits, ce qui renforce la crédibilité de sa démarche.
Un conflit long, coûteux et à l’issue incertaine
Comme dans le dossier Masimo, l’issue dépendra largement de l’interprétation des brevets concernés. Même en cas de victoire, la procédure pourrait durer plusieurs années et coûter des dizaines de millions de dollars en frais juridiques. Apple ainsi que les autres entreprises mises en cause – Garmin, Google et Samsung Electronics – n’ont pour l’instant pas réagi publiquement.
