L’affaire autour de la fuite d’iOS 26 prend un nouveau tournant. Dans un rapport conjoint transmis au tribunal avec l’équipe juridique de Michael Ramacciotti, Apple confirme travailler à l’organisation de la déposition de Jon Prosser, figure bien connue de l’actualité tech.

La plainte, déposée en juillet dernier, accuse les deux hommes d’appropriation illicite de secrets industriels et de violation du Computer Fraud and Abuse Act. Selon Apple, Ramacciotti aurait accédé sans autorisation à un iPhone de développement appartenant à un employé, afin de montrer à Prosser, lors d’un appel FaceTime, des éléments confidentiels liés au redesign « Liquid Glass » d’iOS 26.

Un jugement par défaut, mais un dialogue maintenu

Les documents judiciaires indiquent que Jon Prosser n’a pas répondu dans les délais à la plainte initiale. Le tribunal a donc prononcé un jugement par défaut en faveur d’Apple sur la question de la responsabilité. Malgré cela, Prosser affirmait être « en communication active avec Apple depuis le début de l’affaire ».

John Prosser

Le dernier rapport confirme que des assignations à produire des documents et à comparaître ont bien été notifiées. Prosser en a accusé réception et une date de déposition est donc en cours de coordination.

Des enjeux financiers majeurs

Cette phase de découverte vise à déterminer l’étendue précise des informations confidentielles consultées et potentiellement divulguées. Apple réclame un procès devant jury, des dommages et intérêts, des mesures d’injonction, ainsi que des réparations supplémentaires dont des dommages punitifs. Cela fait tout de même beaucoup pour un « simple » leaker.

Au-delà de ce cas précis, l’issue du dossier pourrait envoyer un signal fort à l’ »écosystème » des fuites technologiques, à l’heure où la confidentialité des projets logiciels reste un enjeu stratégique et financier majeur pour les géants du numérique.