Il faut se rendre à l’évidence : l’iPhone agit comme un trou noir qui entraine vers lui la quasi totalité des bénéfices du secteur mobile. Les économies d’échelle, l’extrême “focus” de la R&D qui permet à Apple de ne pas “jeter les milliards contre le mur pour voir ce qui reste accroche dessus“, une marge que beaucoup jugent indécente, bien sûr aussi des ventes massives (Apple est le second fabricant de smartphones en volume), et enfin un prix de vente moyen particulièrement élevé permettent à la branche mobile d’Apple d’être un modèle d’extrême rentabilité.

iphone profits 2015Trois facteurs importants se cumulent et permettent d’expliquer cette rafle des bénéfices de la part d’Apple. Tout d’abord le prix moyen de vente de l’iPhone reste très élevé, à 691 Dollars, soit seulement 10 dollars de moins que ce qu’il était en 2007. Seule la prise en compte de l’inflation permet de dire que le prix d’un iPhone a baissé en valeur relative. Du côté des smartphones Android, le prix moyen de vente à l’unité est passé de plus de 400 dollars à 200 dollars environ, une division de moitié qui a énormément impacté sur l’ensemble du secteur. A ce prix de vente moyen se rajoutent une marge de presque 40% sur chaque iPhone et aussi des ventes en volume de 235 millions d’unités (2015). C’est ce triptyque infernal (marge+volume+prix de vente moyen) qui fait qu’Apple surdomine à ce point l’industrie mobile.

iphone pdm 2015

Apple et Samsung sont du reste les seuls fabricants mobiles qui dégagent de véritables bénéfices, mais Apple rafle la très grosse part du gâteau avec pas moins de 91% des bénéfices de l’ensemble du secteur tombant dans son escarcelle, contre 14% pour le géant sud-coréen. A noter que si les pourcentages cumulés d’Apple et de Samsung dépassent les 100% c’est tout simplement parce que les autres fabricants…perdent de l’argent. Au dernier trimestre 2015, la part des profits d’Apple a même atteint 93% du global ! A noter tout de même que lors de ce dernier trimestre, Huawei, troisième fabricant mondial, a enfin réussi à dégager des bénéfices sur sa partie mobile, à hauteur de quelques centaines de millions de dollars.