Après des années de tensions, le contentieux autour des puces modem des iPhone touche enfin à son terme. Apple reprochait à Qualcomm une forme de « double facturation » : le fabricant de semi-conducteurs vendait ses puces radio tout en exigeant, en parallèle, le paiement de licences sur ses brevets.

Au cœur du litige figurait une pratique connue dans l’industrie sous le nom de « no license, no chips ». Pour acheter les modems cellulaires indispensables à la connectivité 4G et 5G des iPhone, les constructeurs devaient signer un accord de licence permettant à Qualcomm de prélever un pourcentage du prix total du smartphone, et non un simple montant fixe par composant.

Apple vs Qualcomm

Un recours collectif finalement abandonné au Royaume-Uni

Si Apple avait retiré ses accusations en 2024 dans le cadre d’un accord amiable, une action collective indépendante restait active au Royaume-Uni. Portée par l’association de consommateurs Which?, cette dernière visait à obtenir jusqu’à 480 millions de livres sterling de dédommagement pour environ 29 millions d’acheteurs d’iPhone et de smartphones Samsung depuis 2015.

Qualcomm a confirmé que cette procédure londonienne, l’accusant d’avoir abusé de sa position dominante pour imposer des redevances excessives, allait être abandonnée. Les plaignants soutenaient que ces pratiques avaient artificiellement gonflé le prix des appareils.

Apple accélère sa transition vers ses propres modems

En parallèle de cette décision largement profitable à Apple, la firme de Cupertino poursuit le développement de ses propres puces modem afin de réduire sa dépendance à Qualcomm. Cette stratégie d’intégration verticale, déjà visible avec les processeurs Apple Silicon, pourrait à terme rebattre les cartes sur le marché des composants mobiles.

La fin de cette bataille judiciaire marque une étape clé dans les relations entre les deux géants, sur fond de recomposition technologique et industrielle du secteur des smartphones.