Une plainte cible Apple pour la gestion des contenus pédopornographiques sur iCloud
L’État de Virginie-Occidentale a engagé une action en justice contre Apple, accusant le géant californien de ne pas en faire assez pour empêcher le stockage et le partage de contenus pédopornographiques (CSAM) via ses services iCloud, notamment iMessage et l’application Photos.
Le procureur général John “JB” McCuskey reproche ainsi à l’entreprise de privilégier son image axée sur la confidentialité et ses intérêts commerciaux au détriment de la protection des mineurs. Selon la plainte, d’autres acteurs technologiques comme Google, Microsoft ou Dropbox auraient adopté des dispositifs plus offensifs, notamment des outils de détection automatisée tels que PhotoDNA.
Un précédent système abandonné en 2021
En 2021, Apple avait annoncé un mécanisme de détection de CSAM intégré à Photos. Face aux critiques de chercheurs en sécurité et défenseurs de la vie privée, qui redoutaient un risque de dérive et d’accès gouvernemental aux données personnelles, le projet avait finalement été abandonné.

Depuis, la firme a déployé plusieurs fonctionnalités dédiées à la sécurité des enfants. Avec iOS 26, des outils comme Communication Safety permettent d’intervenir automatiquement lorsqu’une nudité est détectée dans Messages, Photos partagées, AirDrop ou même lors d’appels FaceTime en direct.
Apple défend son approche centrée sur la vie privée
Dans une déclaration transmise à CNBC, Apple affirme que « protéger la sécurité et la vie privée de nos utilisateurs, en particulier des enfants, est au cœur de notre mission ». L’entreprise assure « innover chaque jour pour lutter contre des menaces en constante évolution » et maintenir « la plateforme la plus sûre et la plus fiable pour les enfants ».
Ce nouveau bras de fer judiciaire illustre les tensions persistantes entre la protection de l’enfance et le respect du chiffrement. Le contexte actuel de l’affaire Epstein fera t-il pencher la balance du côté de ceux qui pensent que tous les moyens sont bons pour lutter contre certains crimes sexuels ? Le débat est en tout cas relancé…
