Le processeur A20, destiné à équiper les iPhone 18, risque de connaître la hausse de prix annuelle la plus importante de l’histoire des puces Apple. Selon une fuite venant de la chaîne de production, le coût unitaire du processeur pourrait atteindre 280 dollars, soit une augmentation d’environ 80 % par rapport à l’A19 des iPhone 17.

Apple Silicon

Le passage au 2 nm impose des défis industriels majeurs

Cette inflation s’expliquerait par la transition technologique vers le procédé de gravure en 2 nm de TSMC. Bien que cette évolution promette des gains en performance et en efficacité énergétique, elle s’accompagne de contraintes de fabrication sévères. Les rendements initiaux des technologies de première génération restent fragiles, tandis que le coût de fabrication avancée et la hausse des prix de la mémoire accentuent la pression financière.

Contrairement aux transitions vers la gravure en 5 nm et en 3 nm, qui offraient des avantages concurrentiels sans une telle explosion des coûts, le saut vers le 2 nm représente une rupture plus profonde. Cette finesse de gravure introduit les transistors « gate-all-around » (GAA), ou nanosheet. Cette architecture permet à la grille d’entourer complètement le canal du processeur pour un meilleur contrôle du flux électrique, réduisant les pertes d’énergie. Cependant, cette complexité rend la production fiable à grande échelle beaucoup plus difficile.

Des bénéfices concrets pour l’IA embarquée malgré le coût

Pour l’utilisateur final, l’investissement dans ces transistors GAA se traduira par une autonomie accrue et des performances soutenues, essentielles pour les charges de travail liées à l’intelligence artificielle avec Apple Intelligence directement sur l’iPhone 18. Les fonctionnalités avancées de photographie et d’inférence locale dépendent désormais davantage de la puissance brute du processeur que de la seule optimisation logicielle.

TSMC demeure le partenaire privilégié pour cette production de volume, Apple, Qualcomm et MediaTek se disputant sa capacité initiale. Bien que les détails de l’allocation restent confidentiels, Apple devrait s’accaparer une large part de la production initiale. En parallèle, Samsung tente de combler son retard avec son propre processus en 2 nm pour l’Exynos 2600, espérant rivaliser sur le terrain de l’efficacité.

La question centrale demeure : cette flambée des coûts de la puce sera-t-elle absorbée par Apple ou répercutée sur le prix de vente final de l’iPhone 18 ?