Japon : plus de 600 entreprises réclament un modèle « Epic Games » face aux commissions d’Apple
Le bras de fer autour des commissions d’Apple s’intensifie au Japon. Plus de 600 entreprises du secteur numérique, réunies au sein de sept organisations professionnelles, demandent à Apple et Google de revoir, voire supprimer, les frais imposés dans le cadre des nouvelles boutiques d’applications alternatives et des paiements externes. Ces dispositifs ont été introduits pour se conformer à la loi japonaise sur la concurrence logicielle, inspirée du cadre européen.
Dans une déclaration commune, les groupes estiment que le système mis en place « n’offre aucun véritable avantage économique » aux développeurs. À la place de la commission classique de 15 % à 30 % sur les achats intégrés, Apple propose désormais une grille tarifaire plus complexe, allant de 5 % à 21 % selon les services utilisés, à laquelle s’ajoutent les frais de traitement bancaire. Résultat : pour beaucoup d’éditeurs, la facture finale serait équivalente, voire supérieure, à celle de l’App Store traditionnel.
Un précédent américain qui inspire les revendications
Les entreprises japonaises s’appuient sur la récente décision de justice américaine dans l’affaire opposant Epic Games à Apple, qui contraint temporairement la firme de Cupertino à autoriser les paiements externes sans commission. « Les développeurs américains bénéficient aujourd’hui d’un avantage concurrentiel », soulignent-elles.
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Apple campe sur ses positions
De son côté, Apple maintient que ces frais représentent le « coût normal d’accès à un écosystème sécurisé et structuré », quel que soit le mode de distribution choisi, un argument inchangé depuis le début de la bataille avec Epic Games.
Cette nouvelle fronde illustre une tension mondiale persistante autour du modèle économique de l’App Store. Alors que régulateurs et développeurs réclament plus de flexibilité, la capacité d’Apple à proposer un compromis simple et durable pourrait bien redéfinir l’avenir de la distribution d’applications mobiles.

Alors la pomme on va se plaindre que c’est à cause de l’Europe ou alors devant un pays où le marché est de 50% pour l’iPhone on va la jouer profil bas. Remarque Tim tout dépendra le sens du vent que soufflera ton agent orange