Une nouvelle action en justice autour des données d’entraînement des modèles d’IA remet Apple dans la boucle aux côtés d’autres géants de la tech. La société Chicken Soup for the Soul, LLC accuse en effet plusieurs entreprises d’avoir utilisé des ouvrages protégés sans autorisation via un corpus connu sous le nom de « The Pile », qui contiendrait notamment une bibliothèque fantôme baptisée « Books3 ».

Une plainte qui vise large… et embarrasse Apple

Dans ce dossier, Apple est citée au même titre que Meta, xAI, Google, Anthropic, OpenAI, Perplexity ou bien encore Nvidia. L’enjeu porte sur l’utilisation de contenus supposément piratés pour entraîner des modèles capables de générer du texte, et donc de concurrencer directement des éditeurs sur leur propre terrain, c’est à dire la consultation d’informations.

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Apple Intelligence n’aurait pas de liens avec ces données

La position d’Apple est toutefois particulière. L’entreprise a déjà contesté, par le passé, l’idée que ses fonctionnalités d’IA (Apple Intelligence) destinées au grand public reposent sur ces jeux de données controversés. Le point souvent mis en avant concerne OpenELM, un modèle publié à des fins de recherche : des travaux académiques d’Apple ont bien pu s’appuyer sur « The Pile », mais sans que cela n’implique un usage dans Apple Intelligence.

Un contentieux révélateur des tensions autour de l’IA

Au-delà du cas Apple, cette procédure illustre la bataille qui s’intensifie entre éditeurs et acteurs de l’IA. Traçabilité des corpus, licences, rémunération… autant de sujets qui devraient peser de plus en plus lourd sur les feuilles de route des modèles, et sur la façon dont ces derniers seront déployés dans les produits grand public.