John Ternus, vice-président de l’ingénierie matérielle d’Apple, et Greg Joswiak, vice-président du marketing mondial, ont parlé du nom du MacBook Neo et des échecs de la société au fil des années lors d’une interview avec Tom’s Guide.

MacBook Neo Coloris

Pourquoi le nom « MacBook Neo »

Greg Joswiak a répondu à la question de savoir pourquoi le MacBook Neo s’appelle justement Neo. Il explique :

On pourrait même se demander : pourquoi ne pas simplement l’appeler MacBook ? C’est ce à quoi s’attendaient certaines personnes lorsque nous travaillions sur ce projet. Mais avant tout, cela l’aurait privé d’identité. Nous voulions donc lui donner une identité. Nous recherchions un nom court et percutant qui s’harmonise avec Air et Pro, mais qui traduise également sa nouveauté. Et Neo signifie littéralement nouveau, n’est-ce pas ? Ou réinvention. Et comme nous l’avons dit, il s’agit bien d’une réinvention d’un ordinateur portable, d’un ordinateur portable à petit prix et à forte valeur ajoutée.

Pour nous, Neo était donc le nom parfait. Et c’est vraiment bien car souvent, les gens mettent un peu de temps à s’habituer aux noms. Celui-ci, dès le départ, les gens se disent : « Oh, j’aime bien ». Nous sommes très contents de cela.

Une différence par rapport aux PC avec le même prix

John Ternus a détaillé pourquoi le MacBook Neo sort du lot par rapport aux PC Windows dans la même gamme de prix :

Les produits de ce segment avec lesquels le MacBook Neo est en concurrence sont en plastique. On peut littéralement les plier. Ils sont tellement bas de gamme. Pourquoi ? Parce qu’ils ont simplement cherché à économiser quelques centimes, voire un dollar. Tout cela pour réduire le prix. Ce qui est très différent de notre approche qui consiste à proposer un prix plus bas tout en offrant une grande valeur ajoutée.

On ne veut surtout pas commercialiser des produits de mauvaise qualité, n’est-ce pas ? On veut proposer des produits exceptionnels qui offrent cette expérience Apple, cette qualité Apple. Et pour y parvenir avec le MacBook Neo, il fallait repartir de zéro et créer quelque chose de complètement nouveau, n’est-ce pas ? En tirant parti à la fois des technologies que nous avons développées, comme l’Apple Silicon, mais aussi de l’expertise que nous avons acquise au fil de nombreuses années passées à concevoir des Mac, des téléphones, des iPad et tous ces appareils.

Il cite également d’autres arguments, comme macOS comme système d’exploitation. Selon lui, « l’expérience de macOS sur le MacBook Neo est aussi géniale que celle sur le MacBook Air ou le MacBook Pro. C’est un vrai Mac ».

Les flops d’Apple au cours des 50 dernières années

D’autre part, ce fut récemment les 50 ans d’Apple et les deux dirigeants ont été questionnés sur les plus gros flops. Greg Joswiak a parlé du tout premier MacBook Air. « Nous ne sommes pas parfaits. Nous allons faire des erreurs en cours de route. Steve en a parlé. Personne n’est infaillible. Mais ce qu’il faut essayer de faire, c’est que, quand quelque chose ne se passe pas comme prévu, on se relève, on se secoue et on réfléchit à ce qu’on va faire pour changer la donne ».

Aussi emblématique que fût le premier MacBook Air de 2008, « il ne s’est pas très bien vendu », reconnaît le dirigeant. Les performances n’ont pas aidé.

John Ternus estime que l’un des plus gros flops d’Apple a été le lancement de l’application Apple Plans. Il déclare :

Quand nous nous sommes lancés dans l’aventure des cartes, c’était un projet ambitieux. Ça n’a pas été sans heurts. Mais l’équipe n’a cessé, au fil des ans, de persévérer, encore et encore. Et aujourd’hui, Apple Plans est tout simplement incroyable. Si vous avez une vision, que vous faites preuve de persévérance et que vous continuez à y travailler, vous pouvez transformer un projet qui a connu des débuts difficiles en quelque chose de formidable.

Et les lunettes connectées ?

Qu’en est-il des lunettes connectées d’Apple ? Le fabricant n’a encore rien officialisé, mais les rumeurs insistent sur l’existence de la paire, à tel point que la sortie se ferait en 2027. Sans surprise, Greg Joswiak n’a pas confirmé le produit, mais il a tout de même déclaré :

Il y a quelque chose d’inévitable dans la fusion entre le monde numérique et le monde physique. C’est là tout l’intérêt de l’informatique spatiale. Je ne peux pas vous donner de calendrier précis quant à la date à laquelle l’informatique spatiale évoluera vers autre chose, mais vous savez que c’est inévitable. La convergence des mondes numérique et physique.