La demande pour les iPhone 17 est « hors norme », avec des problèmes d’approvisionnement
Les résultats financiers d’Apple montrent un paradoxe : le groupe signe un deuxième trimestre record avec 111,18 milliards de dollars de chiffre d’affaires et 29,58 milliards de dollars de bénéfice net, tout en expliquant avoir laissé des ventes d’iPhone sur la table. Tim Cook affirme que la demande d’iPhone 17 a été exceptionnellement forte, mais que l’offre n’a pas suivi.

Le signal le plus important ne vient donc pas du seul total de 56,99 milliards de dollars généré par l’iPhone. Il vient du fait qu’Apple considère ce chiffre comme incomplet au regard de la demande réelle, alors même qu’il reste légèrement sous les attentes moyennes des analystes.
Tim Cook, patron d’Apple, l’assume clairement auprès de Reuters : la demande pour les iPhone 17 a été « hors norme ». Il ajoute qu’il y a « un peu moins de souplesse en ce moment pour se procurer davantage de pièces » auprès des fournisseurs.
Des problèmes d’approvisionnement pour les iPhone 17
Le frein principal se trouve du côté des nœuds de gravure avancés utilisés pour les processeurs d’iPhone. Toutes ces puces sont fabriquées par TSMC qui fait face à une demande en forte hausse portée par l’essor récent de l’intelligence artificielle.
Cette tension change l’équation pour Apple. Le groupe a longtemps pesé très lourd chez TSMC, mais il ne dispose plus du même avantage relatif qu’à une époque où il dominait beaucoup plus nettement le carnet de commandes du fondeur. C’est désormais Nvidia qui domine les commandes de TSMC.
L’effet concret est simple : même avec une demande solide, Apple ne peut pas élargir rapidement son volume de production. Le groupe doit donc gérer une croissance bridée sur l’iPhone alors que certains éléments clés restent difficiles à sécuriser.
Une rentabilité malgré la pression des composants
Ce blocage n’empêche pas Apple de préserver ses marges. Le groupe affiche une marge brute de 49,2 %, au-dessus des estimations, même si ce chiffre doit être pris en compte avec prudence puisqu’il inclut la contribution des services (App Store, iCloud, Apple Music, etc), structurellement plus rentables que les activités matérielles.
Apple absorbe ainsi, au moins pour l’instant, la hausse du prix de plusieurs composants comme la RAM. Cette résistance explique pourquoi le trimestre reste très solide, même avec un iPhone limité par l’offre plutôt que par la demande.
Sur la gamme elle-même, Apple a renforcé l’attrait de l’iPhone 17 standard en y intégrant pour la première fois les mêmes technologies d’écran que les versions Pro, dont ProMotion (120 Hz) et la fonction d’écran allumé de manière permanente (always-on display). Le groupe a aussi annoncé l’iPhone 17e durant le trimestre, ce qui élargit sa couverture tarifaire sans que l’entreprise détaille, comme à son habitude, les ventes par modèle.
