Apple ferait progresser l’iPhone Ultra, son premier smartphone pliable, vers une phase beaucoup plus concrète, avec l’envoi de prototypes à des opérateurs dans le monde entier selon le leaker Fixed Focus Digital sur Weibo. L’appareil utiliserait aussi une charnière en métal liquide, un choix matériel important pour un produit dont la solidité mécanique reste l’un des points les plus sensibles.

Concept iPhone Pliable

Ça se « confirme » pour la charnière en métal liquide

Si des prototypes sont bien en circulation pour des tests auprès des opérateurs, l’iPhone Ultra a déjà atteint un niveau de maturité suffisant pour entrer dans les procédures de compatibilité réseau et de certification qui précèdent la commercialisation. Cette étape s’accorde avec un calendrier qui continue de viser une production de masse en juillet puis un lancement en septembre.

Le choix de la charnière compte tout autant. Apple miserait ici sur un alliage métallique amorphe qui serait plus résistant, plus léger et plus durable que les métaux conventionnels. Pour un appareil appelé à être ouvert et refermé des centaines de milliers de fois au cours de sa vie, la charnière devient une pièce structurelle décisive, soumise à une contrainte bien plus élevée que la plupart des autres composants.

La charnière s’est justement retrouvée au centre des doutes récents sur le projet. Des fuites attribuaient les difficultés de fabrication à un composant incapable de satisfaire les contrôles qualité d’Apple lors de tests prolongés d’ouverture et de fermeture à haute fréquence. Le nouveau message de Fixed Focus Digital va dans une autre direction et présente désormais cette charnière comme un élément confirmé du design, avec l’idée implicite que le problème principal se situe ailleurs ou qu’il a déjà été traité.

Hier, le même leaker a annoncé que l’appareil embarquera un refroidissement à chambre à vapeur.

Un matériau qu’Apple tente de pousser plus loin

Apple ne découvre pas le métal liquide avec l’iPhone Ultra. L’entreprise travaille autour de ce matériau depuis 2010, année où elle a signé un accord exclusif avec Liquidmetal Technologies pour en commercialiser l’usage dans l’électronique grand public. Dans les faits, la marque s’en est surtout servie jusqu’ici sur des pièces modestes, comme l’outil d’éjection de carte SIM ou certains composants internes.

Le passage à une charnière changerait nettement d’échelle. Apple se heurterait alors à un défi ancien du matériau, à savoir sa difficulté à produire en masse des pièces structurelles plus importantes. Ce n’est pas un hasard si le métal liquide apparaît depuis longtemps dans des brevets portant sur des charnières et d’autres mécanismes mobiles.

L’idée n’arrive pas non plus de nulle part dans les fuites autour du produit. L’analyste Ming-Chi Kuo évoquait déjà en mars 2025 une charnière en métal liquide pour l’iPhone pliable, avec Dongguan EonTec comme fournisseur exclusif de l’alliage.