Adobe étend son logiciel de montage à l’informatique spatiale. Désormais disponible sur Apple Vision Pro, Premiere permet d’assembler des vidéos classiques et des séquences en relief, d’ajouter des éléments graphiques dans la profondeur puis d’exporter le résultat sans quitter le casque.

Un espace de montage réparti autour de l’utilisateur

L’application reprend l’interface familière d’Adobe Premiere sur iPhone, avec une prévisualisation, une timeline multipiste et un navigateur de médias. Sur visionOS, ces éléments deviennent toutefois des fenêtres indépendantes, librement positionnables dans l’environnement. Le monteur peut ainsi conserver son projet devant lui tout en plaçant ses fichiers ou ses commandes sur le côté.

Cette organisation accompagne l’évolution de visionOS 26 et de ses interfaces spatiales. Elle peut néanmoins devenir moins lisible lorsque plusieurs panneaux sont rapprochés, le système ayant tendance à atténuer les fenêtres qui se chevauchent.

Les titres et les images gagnent de la profondeur

La principale nouveauté réside dans un réglage permettant de placer un texte ou une image devant ou derrière la vidéo. Les créateurs peuvent mélanger sur une même timeline des fichiers ordinaires avec des contenus issus de la capture de vidéos spatiales sur iPhone.

Dès qu’un projet contient une séquence spatiale ou un élément positionné en profondeur, Premiere l’exporte automatiquement dans un format adapté au Vision Pro. Adobe évite ainsi une conversion supplémentaire, particulièrement contraignante dans un flux de production immersif.

Une application plus légère que Premiere Pro

Cette version repose sur l’éditeur mobile et ne reprend donc pas toute la richesse de Premiere Pro, Final Cut Pro ou DaVinci Resolve. Elle s’inscrit néanmoins dans l’ouverture progressive de la création vidéo immersive aux studios tiers.

Disponible gratuitement avec des achats intégrés, Premiere transforme ainsi le Vision Pro en station de montage autonome. Ses outils restent limités, mais l’édition directe de la profondeur ouvre déjà des possibilités difficiles à reproduire sur un écran traditionnel.