Siri AI et iOS 27 : Apple confirme utiliser les serveurs de Google
Pour la première fois depuis le lancement de Private Cloud Compute, Apple va traiter une partie des requêtes d’Apple Intelligence sur des serveurs de Google Cloud équipés de puces graphiques de Nvidia, un changement d’architecture majeur qui entre en vigueur avec iOS 27 et le nouveau Siri AI. Cela confirme de précédentes rumeurs.

Le Private Cloud Compute s’ouvre aux serveurs de Google
Jusqu’ici, Private Cloud Compute reposait exclusivement sur des serveurs avec des puces Apple Silicon hébergés dans les propres data centers d’Apple. Ce périmètre fermé ne suffit plus à absorber les nouvelles charges : les actions agentiques et le raisonnement complexe que Siri AI doit désormais prendre en charge avec iOS 27 exigent une puissance de calcul cloud que les serveurs maison ne couvrent pas seuls. Apple a par ailleurs bâti ses Apple Foundation Models en s’appuyant sur les modèles Gemini de Google, ce qui ancre le recours à l’infrastructure de Google Cloud dans la continuité technique de cette collaboration. Les traitements courants continuent de s’exécuter directement sur l’appareil.
Les cinq exigences fondamentales de Private Cloud Compute restent identiques :
-
- calcul sans état
- garanties applicables
- absence d’accès privilégié à l’exécution
- pas de ciblage
- transparence vérifiable
La nouveauté tient à la couche d’implémentation qui repose désormais sur trois éléments complémentaires : le Nvidia Confidential Computing avec des GPU de Nvidia, les processeurs Intel dotés de la technologie TDX (Trust Domain Extensions) et la puce Titan de Google. Le Nvidia Confidential Computing chiffre les données pendant leur traitement au sein des GPU, ce qui isole les charges de travail même dans un environnement cloud mutualisé.
Pour contrer les attaques sur la chaîne d’approvisionnement, Apple constitue un registre cryptographiquement vérifiable de l’ensemble du matériel de Google Cloud intégré à la flotte de Private Cloud Compute. Tous les composants des serveurs et des logiciels s’inscrivent dans une base informatique de confiance soumise aux mêmes obligations de transparence vérifiable et d’absence d’accès privilégié que l’infrastructure d’origine. Private Cloud Compute sur Google Cloud reproduit en outre les schémas de sécurité architecturaux de Private Cloud Compute sur Apple Silicon, ce qui assure une continuité des propriétés de protection des données en dehors des data centers d’Apple.
Apple conserve le logiciel et ouvre le code
Apple conserve le contrôle direct du logiciel pour Private Cloud Compute : les appareils Apple n’acceptent que les logiciels approuvés cryptographiquement par Apple, quel que soit le matériel sous-jacent. Cette séparation entre la couche logicielle, pilotée par Apple, et la couche matérielle, opérée par Google et Nvidia, constitue le principal mécanisme par lequel Apple entend préserver la confiance des utilisateurs dans un environnement qu’il ne possède pas physiquement.
L’implémentation complète n’est pas finalisée à ce stade. Apple prévoit d’intégrer l’intégralité des protections au fil des bêtas d’iOS 27. Les binaires de Private Cloud Compute sur Google Cloud seront mis à disposition pour inspection publique et Apple ouvrira des outils de recherche ainsi qu’un accès à des nœuds du Private Cloud Compute en mode recherche via son programme de récompense.
