Apple et le département de la Justice des États-Unis (DOJ) sont engagés dans des discussions actives pour régler à l’amiable la plainte antitrust déposée en 2024 contre le fabricant d’iPhone, comme le révèle Bloomberg. Apple a déjà soumis plusieurs offres de règlement en 2026, sans qu’aucun accord ne soit garanti ni qu’une date de procès n’ait été fixée.

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Le rapport de force a évolué depuis le dépôt de la plainte : en juin 2025, Apple avait tenté de faire rejeter l’action en justice, une demande que le DOJ a réussi à écarter, laissant l’affaire suivre son cours. L’implication des procureurs généraux de 19 États américains et du district de Columbia, co-plaignants dans le dossier initial, n’est pas confirmée dans ces discussions de règlement, ce qui laisse planer une incertitude sur le périmètre exact d’un éventuel accord.

Déposée en 2024 sous l’administration Biden, la plainte accuse Apple de violer les lois antitrust à travers cinq pratiques précises. Le DOJ reproche à l’entreprise d’avoir :

  • bloqué le développement des « super apps » (des applications qui intègrent des mini-applications, à l’instar de WeChat en Chine)
  • découragé les solutions de messagerie externes
  • freiné les applications de cloud gaming
  • entravé les portefeuilles numériques concurrents
  • limité la concurrence des montres connectées rivales.

Ces cinq arguments, réunis dans un même dossier, montrent le portrait d’un écosystème verrouillé par des choix techniques et commerciaux répétés.

Apple a déjà corrigé plusieurs pratiques contestées

Face à ces griefs, Apple a pris plusieurs mesures correctives concrètes : il y a eu l’ouverture d’un programme pour les mini apps, l’intégration des RCS (successeur du SMS) dans l’application Messages sur iPhone, l’autorisation des applications de cloud gaming et l’ouverture de la puce NFC aux prestataires tiers pour les paiements sans contact. L’expérience des utilisateurs de montres connectées non-Apple s’est également améliorée, sans toutefois résoudre le point le plus sensible du dossier : l’Apple Watch demeure incompatible avec Android et les smartphones qui ne sont pas des iPhone, laissant ce grief au cœur des négociations.

L’administration Trump privilégie désormais les règlements dans les affaires antitrust héritées de l’ère Joe Biden, une orientation portée par Stanley Woodward, numéro trois du DOJ chargé de l’antitrust. Cette approche vise à limiter les coûts liés à un procès prolongé tout en offrant un soulagement plus rapide aux utilisateurs concernés par les pratiques contestées.