Jon Prosser va finalement pouvoir se défendre dans le procès intenté par Apple autour de fuites liées à iOS 26 et à l’interface Liquid Glass. Un juge fédéral américain a en effet accepté d’annuler le défaut enregistré contre le créateur de contenus, qui n’avait pas répondu dans les délais à la plainte déposée par Apple.

Une nouvelle chance pour répondre aux accusations d’Apple

Le juge James Donato a validé l’accord conclu entre Apple et les avocats de Jon Prosser. La procédure de défaut, qui empêchait jusqu’ici le leaker de contester officiellement les accusations, est donc levée. Prosser dispose désormais de dix jours pour déposer une réponse formelle devant la justice américaine.

John Prosser

Apple avait engagé des poursuites en juillet 2025 contre Jon Prosser et Michael Ramacciotti. La firme accuse ce dernier d’avoir accédé à l’iPhone de développement d’Ethan Lipnik, alors employé chez Apple, pendant son absence. Les informations obtenues auraient ensuite servi à publier des vidéos dévoilant des éléments du futur design Liquid Glass avant son annonce officielle.

Des documents et une déposition au cœur de la procédure

Dans leur requête commune, Apple et Jon Prosser ont estimé que l’annulation du défaut permettrait de faire avancer le dossier plus efficacement. Le document précise que Prosser a récemment recruté un avocat et accepté de coopérer immédiatement à la phase de collecte de preuves.

Apple a indiqué que cette solution éviterait de prolonger inutilement la procédure. De son côté, l’avocat de Prosser avait affirmé vouloir présenter des « arguments sérieux de défense » contre les accusations formulées par le constructeur californien.

Des délais déjà dépassés dans l’ordonnance

L’ordonnance mentionne toutefois des dates de remise de documents et de déposition déjà passées au moment de sa publication. Cette incohérence pourrait résulter d’un texte signé sans mise à jour de certains délais. Le point essentiel reste néanmoins confirmé : Jon Prosser peut désormais répondre officiellement à Apple et tenter de contester le fond de l’affaire.

Cette décision de justice ne préjuge évidemment en rien de la responsabilité du leaker. Elle remet simplement la procédure sur une trajectoire contradictoire, avec des échanges de preuves, des auditions et une défense formelle avant toute éventuelle décision sur les accusations de fuite de secrets commerciaux.